Il va peut-être falloir arrêter de nous amuser !

Ca fait plus d'un an maintenant qu'on vit, soumis au contexte sanitaire... Edito du jour...

Plus d'un an .. et le printemps arrive sans que finalement rien ne se passe ! Autant à l'hiver 2020, on pouvait éventuellement admettre que la France a été prise par surprise et que les services hospitaliers ont été débordés de toutes parts même si là encore il y a bien des propos qu'on pourrait rappeler et que nous avons à maintes reprises évoqués en son temps.

Autant au printemps 2020, on nous expliquait que le personnel hospitalier de réanimation ne se formait pas en un claquement de doigts, et qu'il fallait une dizaine de mois pour disposer d'un personnel formé et opérationnel. 

Ok... les 10 mois sont allégrement passés et ? 

Autant au printemps 2020, on nous a dit que le confinement, la mise sous cloche d'une grande partie de notre vie sociale était l'élément de notre survie collective, et le moyen de protéger les plus faibles d'entre nous face à cette pandémie. Confinement que nous avons globalement tous respectés parce qu'il en va de notre vivre ensemble. 

Autant en 2020, on nous a expliqué que notre retour à la normale passerait par la vaccination et le respect des gestes barrières par le port de masques, l'usage du gel hydroalcoolique et les distanciations physiques. 

Ok, une année vient de passer. Oui l'Etat a joué le jeu avec un grand nombre de professionnels en venant jouer la planche à billets (le fameux argent magique qui n'existait pas au moment où l'hôpital public pré-covid réclamait plus de moyens), oui l'Etat français a fait la démonstration que l'Etat providence répondait présents pour un grand nombre de personnes même si là encore on pourrait tant dire et écrire. 

Et finalement ? Le gouvernement a bien dit "qu'il fallait apprendre à vivre avec" et cet apprentissage a l'air de prendre une drôle de forme au regard des semaines qui se suivent et se ressemblent. Ce jeudi soir, quelques 26 millions de Français ont au-dessus de leurs têtes le fameux couperet d'un renforcement des mesures de contraites alors que parallèlement en Saône et Loire on annonce la suspension des prises de rendez-vous pour la vaccination.. par défaut de vaccin à administrer. La démonstration que la hauteur des ambitions et les déclarations politiques sont de moins en moins en symbiose avec la réalité de notre pays. A un moment, il faudra sans doute dégonfler, se poser les bonnes questions et entamer les vraies réponses aux vraies questions. 

Laurent Guillaumé 

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