La FDSEA, se déclare soulagée, malgré sa colère et demande la révision du plan loup

Communiqué de la FDSEA de Saône-et-Loire :

Loup abattu : Entre soulagement, colère et révision du plan Loup

Depuis fin avril, un loup sévissait dans le Clunisois quasi-quotidiennement, avec un total de 25 attaques sur 200 animaux : 103 brebis tuées et 97 blessées. En plus des pertes irremplaçables d’animaux et des pertes économiques directes et indirectes, les éleveurs vivaient un stress quotidien. Tous ont été obligés de multiplier les heures de travail, faire des déclarations administratives complexes et au final, ont été obligés de sacrifier leur vie de famille pour tenter de protéger les troupeaux en priorité, et sacrifiant les travaux de saison (foins, semis...). Sans oublier les dégâts sur le long terme (baisse fertilité...).
La FDSEA, les JA, la Section Ovine de Saône-et-Loire, et la Chambre d’Agriculture 71, partagent le soulagement des éleveurs suite au tir du loup par la Brigade Mobile d’Intervention de l’OFB, trois semaines après l’obtention du premier Tir de Défense Simple (TDS). Ce résultat est le fruit du travail des éleveurs locaux, qui chaque jour, ont protégé leurs animaux en s’organisant avec la profession agricole pour les parquer. Cette coordination générale avec Monsieur le Préfet de Saône-et-Loire, la DDT, les louvetiers, les chasseurs et la brigade Loup a permis la réussite de ce tir de défense.
Après l’autunois, le charollais et maintenant le clunisois, cette situation invivable ne doit plus se répéter ! Les éleveurs ne sauraient subir ces épreuves à longueur d’année, moralement et économiquement !
La présence du loup sur le territoire de Saône-et-Loire et le plan national qui vise à le protéger sont inacceptables !!!
Consciente que la présence du loup est un choix assumé par les pouvoirs publics, la profession s’engage sur le moyen et long terme pour obtenir :
        -  La reconnaissance de non protégeabilité des troupeaux, pour une intervention plus rapide dès la première attaque. Les mesures de protection sont difficilement adaptables aux territoires d’élevages bocagers et en plein air : multitude des lots, parcelles morcelées séparées par des haies, coût de mise en œuvre des mesures de protection (matériel et main d’œuvre) 
        -  La révision du statut et du Plan National Loup. En 2021, le loup, compte tenu de sa population n’est plus une espèce menacée, sa gestion doit être adaptée. Ce n’est pas aux éleveurs de subir le développement du loup qui résulte d’un choix politique et sociétal. Impossible d’imaginer les dégâts aussi bien physiques, que psychologiques, que peut engendrer ce prédateur sans côtoyer les éleveurs, sans avoir vu évacuer les cadavres, donner les soins aux animaux meurtris. Prendre du peu de temps dont un éleveur dispose pour sa famille ou pour son exploitation pour faire face à un prédateur relève de l’absurde, provoque une colère profonde qui ne retombera pas. Il revient à l’Etat et aux élu(e)s, qui cautionnent la présence du loup tant par leur inaction, lorsqu’ils sont au pouvoir, que leur propos démagogique dans l’opposition d’agir, et de choisir : le loup ou un mode d’élevage traditionnel, à l’herbe dans un paysage bocager. Unis aux côtés des éleveurs, solidaires de leur combat, nous voulons, ensemble, leur redonner leur raison d’être professionnelle, protéger les troupeaux et faire comprendre leur détresse.

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