Chalon sur Saône

Retour sur la journée de mobilisation du mardi 17 décembre : Démonstration de force à Chalon-sur-Saône (3/3)

Retour en images et détails sur la manifestation du 17 décembre pour le retrait de la réforme des retraites Macron-Philippe, à Chalon-sur-Saône, qui a réunit entre 7000 et 8000 personnes, selon les syndicats, et 5000 selon la Police.

Mardi, à 15 heures, devant la Maison des Syndicats, juste après l'assemblée générale qui avait eu lieu, 1 heure plus tôt, dans sa salle des congrès de la Maison des Syndicats, point de départ de la manifestation, à l'appel des organisations syndicales, unies dans un même combat contre le projet gouvernemental de réforme des retraites.


Le temps des palabres, la Place Mathias, quant à elle, était noire de monde.


Notons, parmi la foule rassemblée, la présence de la CFDT, la CFE-CGC, l'UNSA et de lycéens, solidaires et inquiets pour l'avenir, aux côtés de l'Intersyndicale (CGT, FO, FSU, Solidaires, MNL, UNL, FIDL et UNEF) et des Gilets Jaunes du Chalonnais.


Voici le détail de l'itinéraire emprunté par les manifestants : la Rue du Parc, l'Avenue Monnot, la Rue de Belfort, la Place de Beaune, la Rue Émiland Menand, la Place de l'Obélisque, le Boulevard de la République et la Rue Gauthey.


La permanence de Raphaël Gauvain, député de la 5ème circonscription de Saône-et-Loire, a été, une fois n'est pas coutume, "décorée", au cour du passage des manifestants dans la Rue d'Autun.


Le cortège a ensuite repris la route de la Rue Gloriette, à nouveau le Boulevard de la République, l'Avenue Jean Jaurès et, pour finir, la Place Pierre Sémard, le temps que des représentants d'organisations syndicales prennent la parole, afin de lire un communiqué, devant la Gare.


«Comme toutes les réformes des retraites que l'on subit depuis 30 ans, le projet du gouvernement conduit à nous faire travailler plus longtemps pour une pension moindre parce que le grand patronat ne veut rien payer!», dit Thierry Barbier, secrétaire général de l'Union locale CGT.


«Quant à croire les promesses gouvernementales sur le fait que la valeur du point ne pourra pas baisser, il faut être bien naïf», poursuit-il, avant de céder la parole à Cyril Milien.


«Nous devons tous ensemble exiger le rejet en bloc du projet gouvernemental de réforme des retraites qui impactera fortement, durablement et négativement le niveau des pensions de toutes et tous, que l'on soit issu du secteur public ou du secteur privé», poursuite le secrétaire départemental de la FSU.


Avant de rajouter :
«Alors, fini de tergiverser, c'est toutes et tous que les salariés doivent entrer dans la lutte, public comme privé, privés d'emplois, actifs comme retraités et la jeunesse bien sûr. C'est tous ensemble que nous ferons ravaler à Macron et Philippe leur néfaste projet», rajoute-t-il en guise de conclusion.


«Jamais un gouvernement n'aura autant terrorisé, matraqué, réprimé, menti, dissimulé, traficoté, trafiqué», déclaire François Bucaille, secrétaire général FO pour la Saône-et-Loire.


«Delevoye débarqué, sa réforme doit être retirée!», lance-t-il devant l'assistance.


«Les salariés de la SNCF, de la RATP, les dockers du Havre, ceux de Marseille, les salariés des raffineries, les enseignants, les hospitaliers en assemblée générale réaffirment leur volonté de ne rien lâcher : jusqu'au retrait. On peut gagner! On doit gagner! On va gagner!», conclut-il avant de laisser la parole à Pierre Laine.


«On est pas bien là?», dit le militant de Sud Solidaires, cachant difficilement son satisfecit devant cette mobilisation record, avant d'entonner un galvanisant «Tous ensemble! Tou ensemble! Ouais! Ouais!» repris en chœur par les manifestants qui sont ensuite retournés à la Maison des Syndicats pour discuter des prochaines actions à mener.


Ils étaient entre 7000 et 8000, selon les organisations syndicales, à battre le pavé pour le retrait de la réforme, 5000 selon la Police, dans les rues de Chalon-sur-Saône.

 

 


Karim Bouakline-Venegas Al Gharnati

Annonces

Météo locale

Météo
  • Min
  • Max

Recherche