Faits divers

TRIBUNAL DE CHALON - Affolée, elle était venue se réfugier au Monoprix à Chalon... lui .. il tambourinait à la porte en caleçon

Ce mardi 26 mai, à l’heure où blanchit la campagne, une jeune femme complétement affolée appelait au secours place de Beaune à Chalon. Des employés de Monoprix lui ont ouvert les portes du magasin, les ont refermées à clé derrière elle, et, alors qu’on alertait la police, l’homme que la jeune femme fuyait a déboulé, vêtu de son seul caleçon. Il a tambouriné sur les portes verrouillées, lesquelles ont résisté à ses assauts. Il lui criait de sortir, ou il allait lui « niquer sa race ».

Il débarque à 4 heures du matin

Il part avant l’arrivée de la police. « Je suis allé m’habiller, et je suis revenu pour m’excuser. » Les policiers l’ont alors cueilli, il était 6h45. La présidente Catala a toutefois du mal à suivre le prévenu. C’est un homme de 22 ans au débit de paroles un peu traînant, un peu gluant. Son lien avec la victime ? Une relation qui a duré 3 ans. Dans la nuit du 25 au 26, la victime et son fils passaient la nuit chez une cousine, dans le centre-ville. Lui, de son côté, était à une soirée. Enervé par on ne sait quoi il avait mis un coup dans un mur, se blessant une main. Trop d’attente à l’hôpital… il renonce à se faire examiner et annonce par SMS à son ex qu’il arrive. Il était 4 heures du matin.

Il est arrivé en vomissant, tant il était bourré

C’est une habitude qu’il avait : « Quand j’ai trop bu, je ne rentre pas chez ma mère, alors j’allais chez elle, et c’est vrai que j’ai abusé d’elle en faisant ça. » Cette nuit-là, il avait une alcoolémie supérieure à 1.2 gramme. Il est arrivé en vomissant, tant il était bourré. « Une tentative de relation sexuelle consentie n’aboutit pas », déroule la présidente. Elle veut sortir fumer, il lui met un petit coup de pied. Elle s’énerve. Il s’énerve. Ça réveille le petit.  Monsieur la frappe au visage, lui tire les cheveux. Il insulte tout le monde. Elle parvient à s’enfuir, trouve asile et protection auprès des employés du Monoprix. Dans sa main, une touffe de ses propres cheveux.

Casier judiciaire : 5 mentions

Les cheveux arrachés ? Il la tenait par-là, mais elle a continué à avancer, alors forcément… Ses explications ne satisfont personne. Il a pourtant reconnu lui avoir mis des claques, par le passé. « Mais je ne suis pas quelqu’un comme ça, se défend-il à l’audience. – Que ça ne soit pas la personne que vous avez envie d’être, c’est possible, mais c’est bien vous, monsieur. » L’alcool ? Il fêtait « la fin du ramadan ». Le ramadan a bon dos, il boit souvent et beaucoup, il le dit par ailleurs.  A son casier, 5 mentions : défaut de permis, vols (2), outrage, violences en réunion.

« Sa mère a fait une attestation, elle peut l’héberger »

« Sa repentance affichée se heurte à sa position de mensonges. Il a déjà eu trois travaux d’intérêt général, une peine avec sursis, et quelques semaines sous bracelet électronique, et malgré cela il continue. » Angélique Depétris requiert une peine d’1 an de prison dont 4 mois seraient assortis d’un sursis probatoire. Elle demande son maintien en détention. Maître Duquennoy plaide l’alcool, un certificat médical sans lésion (celui de la cousine), et des peines antérieures sans périodes de probation. « Sa mère a fait une attestation, elle peut l’héberger. »

Maintien en détention puis 2 ans de probation

Le tribunal déclare le jeune homme coupable, et le condamne à 12 mois de prison dont 6 mois sont assortis d’un sursis probatoire pendant 2 ans, avec obligations de soins et de travailler, interdiction de contact avec les victimes. Ordonne son maintien en détention pour les 6 mois de prison ferme, en raison de « la gravité des faits, et de la personnalité de l’auteur, déjà condamné 5 fois, en état de récidive légale, et alors que les peines précédentes n’ont pas réussi à empêcher la récidive. »

Florence Saint-Arroman

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