Opinion

Zones de non-traitement - Les professionnels exigent un moratoire

COMMUNIQUE DE PRESSE

ZNT
Entre incompréhension et colère

le combat se poursuit ! L’incompréhension est immense !

Notre gouvernement impose, dans l’urgence, des zones de non-traitement, il laisse entrer, -CETA et Mercosur-, sur le marché français des produits alimentaires issus de plantes ou d’animaux traités avec des substances interdites en France. Nous avions salué l’article 44 de la loi EGAlim, qui interdit la commercialisation de produits ne respectant pas les standards européens. Ce gouvernement, lui, ne respecte décidément rien, ni les parlementaires, ni les scientifiques ni ses propres engagements.

L’impact sera conséquent pour les viticulteurs et agriculteurs de Saône-et-Loire. Des ZNT de 10 mètres en viticulture, de 5 mètres en grandes cultures et une distance portée jusqu’à 20 mètres pour certains produits..., encore inconnus ! Ce sont autant de nouvelles distorsions de concurrence ! Sans parler de l’impact économique sur la valorisation du foncier agricole et viticole.

Comment appliquer dans la précipitation une réglementation imprécise, incohérente, sans fondement scientifique, ignorante des réalités agronomiques et économiques, pour preuve :

  • -  Incapacité des représentants de l’Etat, de fournir une liste des produits concernés par type de ZNT ;

  • -  Ignorance des efforts déjà réalisés : Ecophyto, Accord Cadre, investissements via le PCAE, etc...

  • -  Mépris pour les démarches constructives, le dialogue instauré localement avec la société civile, les

    maires ;

  • -  Rejet de la charte de bonnes pratiques à proximité des lieux sensibles ;

  • -  Accroissement des distorsions de concurrence ; -...

    Nous exigeons un MORATOIRE ! Repousser l’application des ZNT permettra de :

  • -  Préparer correctement la prochaine période culturale ;

  • -  Donner une place au dialogue : avec les parlementaires, les collectivités et la population ;

  • -  Prendre et comprendre l’avis des scientifiques ;

  • -  Analyser l’impact économique pour les viticulteurs, les agriculteurs, les propriétaires ;

  • -  Etudier la possibilité de déclarer les zones non traitées en SIE, jachères, prairies ou MAEC en lien avec

    la réforme de PAC.

  • -  Inclure cette question dans les doctrines et le droit de l’urbanisme par une distance de retrait de

    l’implantation des bâtiments et zones à protéger à l’égard des espaces agricoles ;

    Face à l’accroissement des distorsions de concurrence, des charges et des normes depuis le début de la législature, nous attendons de rencontrer les parlementaires de la majorité présidentielle pour préciser nos demandes et décider des modalités de la poursuite de notre action.

    Les Viticulteurs, les agriculteurs, les propriétaires sont en colère !

    Ils se lèvent tôt, travaillent dur, respectent les règlementations les plus exigeantes de la planète et ne comprennent plus le procès qui leur est fait. Face à l’injustice, leur mobilisation est totale.

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