Elan Chalon

BASKET (Finale des play-off de Pro A) : Interview de Jérémy Nzeulie avant Elan Chalon - Strasbourg

Il est à la fois «bouledogue» et «perroquet»... Jérémie Nzeulie se confie dans une interview rafraîchissante. «Ce serait une énorme déception de perdre une deuxième finale» «Chalon, c'était pour moi le meilleur choix» «Avant Moustapha Fall, je n’avais jamais joué avec un pivot aussi dominant»

Est-ce qu’être en finale est un aboutissement ou doit-on obligatoirement la gagner quand on a le plus petit budget des 2 finalistes ?

Ce n’est pas une histoire de budget. Nous avons déjà perdu une finale, ce serait une énorme déception pour nous d’en perdre une deuxième. L’aboutissement c’est donc le titre et non pas la finale.

Quels ont été les faits marquants de cette saison ?

Notre saison régulière est déjà marquante. Pour moi finir 2ème avec le plus grand nombre de victoires de l’histoire du club, ne jamais avoir perdu à domicile en coupe d’Europe et perdre seulement 2 fois au Colisée en Championnat c’est vraiment exceptionnel…

Que reconnaissez-vous comme qualités au coach Jean-Denys Choulet ?

Je trouve que c’est un très bon meneur d’hommes. Il sait garder tous ses joueurs motivés et il a une très bonne gestion pour garder notre énergie à bon niveau. C’est également un très bon recruteur. Je pense qu’il a clairement son bilan qui parle pour lui, que ce soit cette année ou n’importe quelle année, il est l’un des meilleurs Coach de France et il l’a encore prouvé avec nos résultats cette saison.

Est-il trop exigent ?

Non pas du tout. Il nous laisse beaucoup nous exprimer sur le parquet. Comme nous avons un groupe assez réduit, il essaie de mettre chaque joueur en confiance. C’est d’ailleurs quelqu’un qui fait confiance à ses joueurs, même dans la gestion de la vie en dehors des parquets. Si certains Coach sont plus paternalistes, lui a entièrement confiance en ses hommes.

Vous êtes resté 9ans à Nanterre, pourquoi avoir choisi l’Elan Chalon ?

C’était clairement le projet le plus intéressant qu’on me proposait. On m’a proposé de venir ici pour être un joueur majeur, cela me faisait encore passer un cap. C’est également un club que je vois depuis plusieurs années continuer d’avancer, il est toujours classé dans les 8 premiers. C’était pour moi le meilleur choix à faire.

C’est un club qui a quelque chose de plus que les autres ?

C’est le genre de club très familial comme Nanterre. Un club qui prend soin de ses joueurs et c’est pour moi quelque chose de très important.

On vous voit toujours très heureux, vous arrive-t-il de ne pas avoir le sourire sur le terrain ?

(Il rigole) Oui quand on perd ! Mais quand on gagne, je suis le premier à avoir les dents dehors, je suis quelqu’un qui a une grosse joie de vivre. Pouvoir faire du basket mon métier, c’est quelque chose d’exceptionnel.

De quel joueur vous sentez-vous le plus proche ?

Je suis très proche de deux joueurs : Gédéon Pitard et Moustapha Fall. Avec Gédéon Pitard, on se connait de l’équipe du Cameroun. On avait déjà passé tout un été ensemble donc c’est un peu différent et, avec Moustapha Fall nous nous sommes rapprochés cette année. Nous sommes aujourd’hui de très bons amis.
 

Qui vous a énormément marqué cette saison dans l’équipe ?

Moustapha Fall car je n’avais jamais joué avec un pivot aussi dominant. Il domine par la présence qu’il impose par sa taille en attaque et en défense, c’est un joueur très complet qui a un bon jeu de poste bas. Il peut également faire de bonne passes, c’est un gros défenseur. Il est le pivot le plus dominant avec lequel j’ai joué.

Et chez les adversaires ?

D.J. Cooper. Tourner à 11 passes décisives de moyenne en Pro A, j’ai jamais vu ça. C’est un meneur qui fait très bien jouer son équipe, et qui l’a menée à un très haut niveau. Quand on le regarde, ce n’est pas un joueur impressionnant mais son intelligence du jeu a fait clairement la différence.

Avez-vous encore de la famille au Cameroun ?

Oui j’ai toujours une grande partie de ma famille au Cameroun, la plus grande partie de ma famille n’habite pas en France. Je cherche à y retourner au moins tous les deux ans.

Êtes-vous une star là-bas ?

(Il rigole) Non non pas du tout. Les gens me reconnaissent assez souvent mais je ne suis pas une star non plus.

Si vous n’étiez pas basketteur professionnel, quel métier feriez-vous ?

Je ne sais pas du tout mais j’y réfléchis beaucoup car malheureusement une carrière de basketteur professionnel ne dure qu’une dizaine d’années dans une vie. Derrière il faudra trouver un autre métier mais j’avais un petit penchant pour la vente à l’époque.

Qu’est-ce que cela fait de remporter le concours de Dunk du All-Star Game ?

C’était un moment très agréable. J’avais beaucoup d’appréhension de le refaire, car j’avais déjà participer en 2014 et ça s’était plutôt mal passé. Donc même si je n’avais pas été aussi performant que j’aurais voulu l’être, n’ayant pas pu le préparer, le gagner a été pour moi une belle revanche.

On vous voit toujours remercier Elan Passion à la fin de chaque match, est-ce une réelle aide pour vous sur le parquet ?

Oui clairement. Je pense qu’il ne faut vraiment pas négliger l’apport des supporters, car quand ils poussent dans les moments difficiles c’est eux qui nous donnent l’énergie en plus. Sans eux, on ne serait pas la même équipe. C’est donc pour moi très important de prendre le temps à la fin de chaque match de les remercier.

En trois mots :

En défense vous êtes un vrai chien de garde, alors si vous étiez un chien lequel seriez vous ?

Je serai un Bouledogue, car j’essaie d’être l’agresseur et pas l’agressé.

Une couleur ?

Le rouge car c’est ma couleur préférée et je pense que je suis quelqu’un qu’on ne rate pas. Soit on m’aime soit on ne m’aime pas, il n’y a pas de juste milieu.

Un oiseau ?

(Il rigole) Un perroquet car je suis quelqu’un de très bavard…

Recueilli par Manon Bollery 
Photo info-chalon.com

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