CONSEIL MUNICIPAL DE CHALON - Alain Rousselot-Pailley ne veut pas "que Chalon sur Saône se transforme en Levallois-Perret"

A la veille du conseil municipal de Chalon sur Saône, le conseiller municipal d'Ensemble Chalon s'en est pris à Gilles Platret, évoquant le "clientélisme", "les atteintes à la démocratie locale" et la "balkanisation de Chalon sur Saône". Explications pour info-chalon.com.

Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'Alain Rousselot-Pailley a sorti la sulfateuse ce mercredi matin à l'occasion d'un point presse, avec en ligne de mire le conseil municipal qui se tient à huis clos ce jeudi soir en salle du conseil municipal. 

"A huis clos ! Vous n'allez pas me faire croire que depuis le temps on n'aurait pas pu mettre en place de vraies conditions pour faire vivre la démocratie locale. On organise l'élection de Miss Bourgogne à la salle Marcel Sembat en présence de 350 personnes et on ne peut pas réunir 43 conseillers municipaux et un public qui n'aurait jamais atteint les 350 persinnes ! La question est posée sur l'envie du maire de faire vivre la démocratie locale à Chalon sur Saône" lance Alain Rousselot-Pailley, qui ironise sur Gilles Platret, maire-candidat aux élections régionales. 

"Les délibérations de ce conseil paraissent simplissimes mais elles se révèlent lourdes de sens en terme de respect de la vie démocratique locale. On parle du changement de règlement intérieur ? Il a été évoqué l'idée dans une première version de l'ordre du jour de la suppression du terme "en direct" en terme de retransmission des débats municipaux. A l'heure de 2020, on n'est pas capable à Chalon sur Saône d'avoir une solution technique pour assurer la transmission ?"

Pour constituer un groupe au sein de la municipalité, on passe à 4 élus 

"Sous Sirugue, deux élus d'opposition pouvaient se constituer en groupe d'opposition avec la mise à disposition pour faire vivre la démocratie justement. Sous Platret, on est passé à 4. Aujourd'hui, il propose quoi ? Un espace identique à partager entre 4 minorités. Un bureau chacun de 5 m2, une salle de réunion à 9m2 ? Un agent de la ville en guise de secrétaire partagée pour tous sans aucun collaborateur ? Et je parle en toute liberté, puisque je suis seul élu de Chalon Ensemble, quoiqu'il en soit, je n'aurai pas pu bénéficier d'une reconnaissance de groupe même sous le mandat précédent". 

Et les conseils de quartiers ? 

"Des gens cooptés par la majorité, sur décision de qui ? du maire tout simplement. Les élus des minorités ne peuvent siéger au sein des conseils de quartier. C'est une atteinte grave en terme de respect des électorats. 

Un plan de relance économique ? 

"Des grands mots pour pas grand chose derrière en dehors de tickets de tombola" déplore Alain Rousselot-Pailley, soulignant désormais "la volonté de la mairie de déployer le dispositif à 5000 personnes issues du privé, mais qui, quoi, ou et comment. On demande au conseil municipal de voter un plan de 350 000 euros d'argent public. Et des tickets donnés à qui ? Qui décidera ? Le maire... c'est tout simplement du clientélisme. Il faut dire les mots. Je ne veux pas que Chalon sur Saône se transforme en Levalois-Perret, on est face à une vraie balkanisation. Il ne faut pas avoir peur des mots. Il y a un vrai souci de gestion. On ne peut tolérer ce genre de comportement sous couvert de comportement républicain". 

"C'est bon Gilles Platret a gagné les élections, qu'il se détende un peu et qu'il fasse respirer la démocratie locale"

"C'est quoi cette organisation de conseil municipal où les minorités sont en fond de classe, il ne manque plus que le bonnet d'âne ! On ne peut pas continuer ainsi et baillonner le conseil municipal. Il faut faire vivre Chalon sur Saône. Et que dire sur les engagements de crédits sans même que le conseil municipal en soit informé. C'est assez choquant en terme de procédure". 

Laurent Guillaumé 

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