TRIBUNAL DE CHALON - 4 ans de prison pour le braquage d’un bar-tabac à Châtenoy-en-Bresse

Les auteurs du braquage du bar-tabac du Centre à Chatenoy-en-Bresse, le 1er novembre dernier ont été identifiés, arrêtés et jugés ce jeudi 3 décembre selon la procédure de comparution immédiate.

Il s’agit d’un couple déjà connu des services de gendarmerie comme de police. L’un et l’autre expliquent que des trafiquants réclamaient le remboursement d’une dette de stupéfiants, et les ont contraints, menaçant la femme et les enfants, à aller au débotté voler la caisse. Le butin fut de 377 euros, immédiatement remis aux trafiquants, dit le prévenu.

Le couple propriétaire du commerce et le couple d’amis qui s’y trouvait, juste avant sa fermeture à 13 heures, s’en souviendront, car leurs agresseurs étaient armés, elle, d’une bombe lacrymo, lui d’un pistolet d’alarme. C’est la bombe lacrymo qui les a perdus car les gendarmes l’ont trouvée sur les lieux du vol, et si la recherche d’empreintes n’a rien donné, la recherche d’ADN fut positive. Le FNAEG a sorti le nom de la femme, l’enquête a avancé. Le couple fut interpellé chez lui, hier le 2 décembre. 

Lui, 39 ans, plus de 20 mentions au casier, est un toxicomane. Il a commencé à se droguer dès ses 13 ans. Elle, 36 ans, a commencé un peu plus tard, sa vie est rythmée par des arrêts et des périodes de reprise, elle a cependant, et en dépit de son addiction, fait la démonstration de sa volonté de mener une vie tournée vers ses enfants, et aussi vers les autres. Le parquet a requis des peines lourdes. Maître Guignard et maître Bernard ont plaidé pour des quantums plus raisonnables qui tiennent compte de leurs situations respectives, et de leurs démarches pour « s’en sortir ».

Le tribunal les déclare coupables et les condamne : 
Lui, à 5 ans de prison dont 1 an assorti d’un sursis probatoire de 2 ans, avec obligations de soins, de travailler, d’indemniser les victimes, et interdictions de paraître à Chatenoy-en-Bresse, de porter une arme. En outre le tribunal ordonne la révocation de 4 mois et 15 jours de deux sursis antérieurs.

Elle, à 3 ans de prison dont 1 an assorti d’un sursis probatoire de 2 ans, même obligations et interdictions que lui. Le tribunal ordonne la révocation de 10 mois de deux sursis antérieurs.

Pour chacun, mandat de dépôt pour les parties de prison ferme et incarcération immédiate pour les mois de sursis révoqués.

Les gendarmes du PSIG de Chalon qui les escortent emmènent immédiatement le prévenu au centre pénitentiaire de Varennes-le-Grand, et sa compagne à la prison pour femmes de Dijon.

 

FSA

Les victimes sont constituées parties civiles, renvoi en avril sur intérêt civil.

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