Journée internationale des droits des femmes : Ce qu’elles en pensent (2)

Le photoreportage info-chalon.com (2)

Dans le cadre de la journée internationale des droits des femmes info-chalon a donné la parole aux femmes qui composent le secteur économique de notre ville. Voici leur réponse, aux deux questions qui leur ont été posées : 1/ Qu’évoque pour vous, la journée internationale des droits des femmes ? 2/ Avez-vous été victime dans votre vie des inégalités homme/ femme ?

Annick Morestin, 59 ans, 3 enfants, gérante du salon de thé ‘Le Bon Moment’ à Chalon-sur-Saône.

« 1/ Même si c’est une journée qui va passer aussi vite que les autres, c’est une journée qui donne l’occasion de repenser aux femmes, de parler de leurs droits, bref de penser et parler de nous ! 2/ Je n’ai jamais vécu d’inégalités homme/femme car dans le secteur d’activité ou j’évolue aussi bien que dans ma vie d’ailleurs, je me sens l’égal de l’homme. Par contre, je sais que ce n’est pas le cas pour toutes les femmes. Je sais qu’il y a des femmes qui souffrent, qui subissent et c’est important pour ces femmes là de s’intéresser à elles et prendre des mesures pour les protéger d’où cette journée des droits des femmes ! ».

Nathalie Bruchot, 58 ans, mère de famille, un enfant, fleuriste non sédentaire sur les marchés à Chalon-sur-Saône.

« 1/ Cela fait longtemps que nous avons l’égalité avec les hommes du moins je l’espère car on les vaut largement. Pour moi cette journée évoque cet esprit de liberté, d’indépendance, indépendance financière aussi ! 2/ Je n’ai jamais été victime d’inégalités homme/femme même si je pense que les tâches ménagères devraient être partagées ! ».

Lysianne Verelle, 36 ans, en couple, mère de deux enfants, responsable du magasin ‘Eden Park’ à Chalon-sur-Saône.

« 1/ Cette journée des droits des femmes est importante même  si en France nous avons la chance d'avoir les mêmes droits que les hommes...  Il y a encore des violences et les inégalités que les femmes subissent à travers le monde. Je vois vraiment la Journée Internationale des droits des femmes comme un rappel de la façon dont nous devrions célébrer les femmes 365 jours par an. J’aime la citation d’Alice Schwarzer : “Supprimons la fête condescendante du 8 mars et célébrons les gens 365 jours par an (femmes et hommes) !”Je suis inspirée par toutes les femmes qui croient en elles-mêmes. Si j'avais un message à passer je dirais simplement faites-vous confiance et suivez votre propre chemin, même si vous n’allez pas là où on vous attend. 2/ Me concernant je trouve qu’il y a encore trop d’inégalités homme/femme et d’ailleurs moi aussi il m’est arrivée d’en être victime sur des reproches du genre : « Je suis sûre que tu ne pourras pas le faire », ou du genre : «  c’est trop physique pour toi ! », alors que les femmes d’aujourd’hui, il faut comprendre que la plupart, elles savent tout faire et cela au même titre que les hommes. C’est d’ailleurs, pour cela, que cette journée est importante car il faut penser aussi aux femmes qui subissent ce type d’inégalités toute l’année ! ».

Zhonfxiu Blonde, 51 ans, mariée 2 enfants, vendeuse dans un magasin de prêt à porter au magasin Fashion by Océali à Chalon-sur-Saône :    

« 1/ Pour moi, la journée des droits des femmes existe pour le combat de l’égalité avec les hommes et le droit de pouvoir faire les mêmes choses que les hommes et dans les mêmes égalités de travail, de salaire, de compétences et de responsabilités . Un droit qui doit également s’appliquer à la maison comme au travail ! 2/ Me concernant, je n’ai jamais vécu d’inégalités homme/femme et j’ai toujours eu la chance d’être traitée d’égal à égal ! ».

Margot Desesquelles, 22 ans, célibataire, commerçante en charge de deux boutiques de décoration ‘La Cabane’ et 'La Cabane d'en Face' à Chalon-sur-Saône.

« 1/ Cette journée internationale des droits des femmes, c’est pour moi une avancée dans notre civilisation et cela permet à nous, les femmes, de prendre plus de place dans notre métier et dans notre vie de tous les jours. Maintenant comme moi, qu’une femme soit à la tête de deux boutiques c’est assez impressionnant non ? D’ailleurs, il y a de plus en plus de femmes qui sont commerçantes à leur compte et cela veut dire que l’on avance. 2/ L’inégalité homme/femme, je la subis d’une certaine façon tous les jours car le fait que je travaille avec mon père, pour les gens, c’est mon papa le patron. Moi je crois qu’ils pensent que je ne suis pas assez à la hauteur et le fait que je travaille avec mon père qui est un homme, fait que pour eux, c’est lui le patron. Cela commence à être pour moi un peu lassant voire oppressant !

Catherine Poix-Moine, 60 ans, célibataire, opticienne au magasin Optic 2000 à Chalon-sur-Saône (la plus à droite sur la photographie).

« Je pense que c’est lamentable que l’on ait besoin d’avoir une journée, nous les femmes, alors que c’est toute l’année, la journée de la femme ! Cette journée est néanmoins peut-être bien dans le sens où l’on peut se faire entendre un peu plus. Je confirme que c’est lamentable qu’il y ait cette journée alors que les femmes devraient être fêtées toute l’année. 2/ Me concernant dans mon corps de métier et même ailleurs, je n’ai jamais vécu d’inégalités homme/femme ! ».

Photo de Une : Photo d’archive

J.P.B  

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