Agglomération chalonnaise

Le CRTE du Chalonnais sous toutes les coutures

A l’occasion de la présentation du CRTE (Contrat de Relance et de Transition Ecologique du Chalonnais), plusieurs élus ont détaillé lors de leurs interventions respectives les contours d’une démarche qui se veut à la fois ambitieuse et porteuse d’avenir.

Vice-président en charge du SCOT, de l’urbanisme durable et des finances, Jean-Claude Bécousse a rappelé que le CRTE est au service de l’urbanisme durable. Il doit permettre d’aménager un cadre de vie de qualité en soutenant les projets de revitalisation des centres-villes et des centres-bourgs, en aidant à la construction de quartiers durables et en favorisant les mobilités douces. Le but est aussi de proposer un habitat adapté à tous. Cela passe par la rénovation et la modernisation des logements pour répondre aux besoins des habitants, par le maintien des personnes âgées à leur domicile et par la mise à disposition de logements adaptés à toute forme de handicap. Il convient, de même, de concilier transition écologique et aménagement des espaces publics. Il faudra, alors, végétaliser et renaturer, limiter l’imperméabilisation des sols ou encore mieux gérer les eaux de pluie pour éviter le ruissellement et la saturation des réseaux.

Transition écologique

Antonio Pascual, vice-président en charge de la transition écologique, a souligné, pour sa part, que le CRTE s’inscrit dans la transition écologique du territoire. Quand on parle transition énergétique pour le territoire, c’est agir pour réduire les consommations énergétiques, réduire les dépenses de fonctionnement, bénéficier et faire bénéficier les habitants d’équipements modernes et rénovés, contribuer à l’attractivité du territoire, produire de la richesse et participer à la préservation d’emplois sur le territoire.

La vice-présidente en charge du territoire, Brigitte Beal, a, de son côté, mis en exergue l’importance du CRTE dans une vision de tourisme durable. Il s’agit, en effet, de conforter l’offre touristique pour optimiser les retombées économiques, de valoriser durablement le patrimoine et d’offrir un cadre de vie de qualité, « écrin d’un tourisme de proximité ». Le but avoué est de développer l’itinérance douce et de favoriser la découverte du patrimoine local. Cela passe par le développement de l’œnotourisme, du tourisme fluvestre et de l’écotourisme. Dès lors, il convient d’assurer la continuité des itinéraires de mobilité douce en créant des connexions entre les itinéraires et les communes et avec les sites touristiques, en favorisant l’intermodalité aux points d’entrée du territoire et en développant les itinéraires de randonnée, notamment pédestre et équestre. Il sera, dès lors, nécessaire d’équiper ces itinéraires de mobilité douce en aménageant tables de pique-nique, abris… Il faut aussi que se mettent en place des solutions de location de vélos, de bateaux… L’idée est également d’améliorer les conditions d’accueil le long des itinéraires en adaptant les ports et les haltes nautiques aux nouvelles attentes et en développant les aires de camping-cars. Sans oublier l’aménagement et l’équipement des sites patrimoniaux.

Approvisionnement alimentaire local

Jean-François Bordet, vice-président en charge du programme Leader et de l’agriculture, a bien évidemment souligné l’importance de l’agriculture et de l’approvisionnement local. Avec cinq grands objectifs : renforcer une agriculture de proximité, encourager les transitions agricoles pour préserver l’environnement et les ressources, promouvoir une alimentation durable de qualité, développer et maintenir des points de vente, en particulier les circuits-courts de distribution, et mettre en œuvre un Projet Alimentaire Territorial pour favoriser l’approvisionnement local. Parmi les quinze actions prévues, on peut citer, pêle-mêle, le développement des filières courtes, locales et de qualité, la préservation du foncier agricole, le soutien à l’installation de nouveaux points de vente en circuits-courts, la confortation des outils de transformation existants et l’encouragement à la création de nouveaux ou encore l’éducation et la sensibilisation des publics à la consommation de produits agricoles locaux, frais et de saison.

Pour Sébastien Martin, président du syndicat mixte du Chalonnais, le CRTE est assurément là pour conforter l’attractivité économique. Par conséquent, il convient de favoriser l’accueil de nouvelles entreprises tout en intégrant les enjeux liés à l’économie circulaire, en soutenant et en accompagnant le tissu artisanal et commercial, en aménageant qualitativement les zones d’activités, en développant une offre « clé en main » pour les porteurs de projet, en traitant les friches industrielles, en développant une offre d’enseignement supérieur de qualité et adapté ou encore en accompagnant la transition numérique des entreprises. Un CRTE qui est un véritable outil d’inclusion et de développement entre inclusion numérique (e-administration, conseillers numériques, pratiques éducatives...), équipements en faveur de l’enfance /jeunesse, offre en matière de santé (contrat local de santé, télémédecine, regroupement des praticiens), accessibilité et accompagnement des personnes en situation de handicap, renforcement des pôles culturels et rénovation des équipements sportifs et, enfin, coopération interterritoriale au bénéficie des grands projets (hydrogène, mobilité, déchets…).