Opinion de droite

TER : «La Cour des Comptes tire le signal d’alarme» selon François Sauvadet

François Sauvadet, président du groupe d'opposition des républicains de la Droite et du Centre à la Région, demande «un audit des infrastructures ferroviaires en Bourgogne-Franche-Comté».

Communiqué de François Sauvadet du 24 octobre 2019 :

Trains express régionaux : les élus Républicains de la Droite et du Centre alertent Marie-Guite Dufay

Le rapport sur le train régional présenté hier, mercredi 23 octobre, par la Cour des Comptes est alarmant. Service dégradé, infrastructures vétustes, poids du financement public et impréparation des régions à l’ouverture à la concurrence, les observations de la Cour des Comptes sont autant de motifs d’inquiétudes pour l’avenir du réseau ferroviaire régional. Soucieux de défendre ce moyen de transport et ses usagers, les élus de l’Union des Républicains de la Droite et du Centre appellent la Présidente du Conseil régional Marie-Guite Dufay à agir vite.

La grève surprise des agents de la SNCF a paralysé l’ensemble du réseau ferroviaire Français durant le premier week-end des vacances scolaires. Ce mouvement a pénalisé jusqu’à hier, mercredi 23 octobre, jour de retour à la normal, les usagers du TER en Bourgogne-Franche-Comté.


Notre groupe demande à Marie-Guite Dufay d’exiger de la SNCF un geste commercial sur le prix des abonnements de novembre comme cela a été obtenu dans la Région Grand-Est.

Le même jour, la Cour des comptes a publié son rapport sur les TER. Ce rapport dresse un constat alarmiste sur le train régional, validant encore une fois, la plupart de nos inquiétudes concernant la Bourgogne-Franche-Comté.

Les magistrats financiers soulignent que la responsabilité de la SNCF est clairement engagée dans le défaut de maintenance du matériel roulant et surtout du réseau ferré qu’ils qualifient de fortement dégradés. Ce service, que la Cour des Comptes juge elle-même insuffisant au regard de l’argent public investi par régions et, donc, par le contribuable, doit nous interroger en Bourgogne-Franche- Comté. La Région a quand même versé 240M€ en 2017 et 233,6M€ en 2018 à la SNCF. Soit près de 500 millions d'euros pour un service qui n’est manifestement pas à la hauteur.

Les élus Républicains de la Droite et du Centre demandent à Marie-Guite DUFAY qu’un audit des infrastructures ferroviaires en Bourgogne-Franche-Comté soit réalisé pour exiger ensuite de SNCF réseau, propriétaire des rails, qu'il entreprenne les travaux de maintenance nécessaires.

Enfin, notre groupe déplore que la Cour des comptes pointe la Région Bourgogne-Franche-Comté pour son impréparation à l’ouverture à la concurrence en la plaçant dans les quatre régions françaises les plus en retard sur la libéralisation du marché des TER.

Pourtant, la convention TER 2018-2025 présentée le 25 mai 2018 contenait un article (article 19) préparant notre région à l’ouverture à la concurrence dès 2021, sans subir un passage brutal obligatoire en 2023.

Mais Marie-Guite Dufay avait alors préféré adopter une posture idéologique pour colmater les brèches dans sa majorité au détriment de l’avenir du transport ferroviaire de notre région.

Marie-Guite Dufay avait retiré l’article de la convention préparant à l’ouverture à la concurrence, le matin même du vote sous la pression de sa majorité. Manœuvre politicienne que nous avons dénoncée alors même que notre groupe souhaitait voter la convention.

Aujourd’hui, alors que la Cour des Comptes tire le signal d’alarme et que certaines régions ont déjà pris de l’avance en lançant leurs appels d’offres, notre groupe demande à Marie-Guite Dufay de remettre la région sur des bons rails en engageant sans plus tarder la préparation de l’ouverture à la concurrence des TER de Bourgogne-Franche-Comté.

À trop se dire en avance, Marie-Guite Dufay risque, au final, de laisser la Région à quai.

François SAUVADET,
Président,
Et les élus du groupe Union des républicains de la Droite et du Centre

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