Chalon sur Saône

HANDICAP - La Caravane des Oubliés fait escale à Chalon sur Saône

Pour ne pas oublier la loi de 2005 sur le droit à la compensation !

Depuis la loi du 11 février 2005, le dispositif du droit à compensation(déjà nettement insuffisant) n’a pas évolué. Pire, nous n’avons cesséde constater une nette dégradation des situations des personnes dont notamment de très lourds restes à charges, des plans inadaptés ou refusés. Ce sujet est systématiquement rappelé et avec vigueur, auprès du gouvernement, de tout interlocuteur institutionnel et politique, au sein du Conseil national consultatif des personneshandicapées,... et cela sans aucune réponse.

L’APF France Handicap vient à nouveau d’alerter le cabinet du présidentde la République, d’adresser un courrier à la secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées et de rencontrer l’Association des Départements de France. Les enjeux budgétaires entre l’Etat et les départements,semblent entre autres, bloquer toute décision politique. Ce n’est pasacceptable. Les personnes en situation de handicap ne sont pas desvariables d’ajustements des politiques publiques.

- d’importantes disparités des évaluations et des réponses aux besoins d’aides selon les départements

- l’inadaptation de la PCH actuelle pour les besoins des enfants et des barrières d’âges à 60 ans et 75 ans

- des tarifications insuffisantes de la PCH qui occasionnent de très lourds restes à charge

- des plans d’aides qui sont diminués sans modification de la situation despersonnes lors des renouvellements

- une pression forte des départements sur les plans de compensationdevant l’augmentation de ces dépenses (plus de 71% des dépenses sont faites sur le budget des départements)

- des besoins qui ne sont toujours pas pris en compte : les activitésménagères, les aides à la parentalité...
La prestation de compensation du handicap, l’un des volets de la loi

handicap du 11 février 2005 concrétise, pour les personnes en situation de handicap et leur famille, le droit à la compensation.Autrement dit, le droit de voir leurs besoins essentiels reconnus, évalués et financés, grâce à un nouveau droit : la prestation de compensation duhandicap (PCH). La perte ou le manque d’autonomie, les incapacitésindividuelles, diverses dans leur sévérité, peuvent être partiellement ou presque entièrement « compensés » par des aides permettant de retrouverun certain niveau de mobilité, d’autonomie. Ces aides peuvent être dediverses natures : humaines, avec l’intervention d’auxiliaires de vie pour latoilette, la prise de repas, les déplacements, etc., techniques, comme un fauteuil roulant, liées à la communication (aides auditives, plages brailles,etc.), à l’adaptation du logement, du véhicule ; ou encore animalières (chiend’assistance par exemple). Plusieurs critères définissent son attribution : ledegré d’autonomie, l’âge.

L’APF France Handicap rappelle que la compensation et les ressources sont deux sujets complémentaires mais différents et que l’on opposesouvent dans le champ de la revendication. En effet les financements liés à la compensation des conséquences du handicap ne sont pas des ressources destinées à vivre comme tout à chacun et à financer ses frais de logements, ses frais de nourriture etc. Ce ne sont donc pas des revenus supplémentaires mais bien des dépenses affectées et contrôlées aux seules compensations des conséquences du handicap.

Pour rappeler à chacun que la compensation liée à la perte d’autonomieest essentielle, l’APF France Handicap sillonnera donc les routes de Côte d’Or et Saône et Loire sur le tracé de la Caravane des Oubliés avec lesoutien d’autres associations et partenaires :
 

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