Opinion

"Non au hold-up de nos retraites - En grève et dans la rue le 24 septembre" appelle Sud-Education Bourgogne

La retraite à points : une réforme systémique qui démolit la répartition

L’objectif premier de cette réforme : satisfaire le patronat du CAC 40 et faire en sorte que la masse des retraites versées (salariés du privé, fonctionnaires, professions libérales et indépendants) reste sous la barre des 13,8% du PIB (richesses créées). Ainsi, la garantie d’une retraite décente avec une visibilité sur le niveau de remplacement du revenu à la re- traite par rapport au revenu antérieur disparaît.

Avec la ‘ réforme’ Macron / Delevoye, c’en serait fini de la retraite des fonctionnaires égale à 75% du traitement indiciaire brut hors primes des six derniers mois, pour une car- rière complète.

De plus, la retraite à points, système contributif qui repose sur l ‘accumulation depoints tout au long de la carrière (et non plus sur les 25 meilleures années ou le dernier trai- tement) comporte un aléa fondamental : la valeur du point à la date de liquidation à la re- traite. Les retraités partant à la retraite la découvriront au moment où ils prendront leur re- traite ! On saurait combien on cotise mais on ne pourrait plus calculer le montant de sa pen- sion !

Le gouvernement veut pouvoir exercer une contrainte à la baisse sur le niveau des retraites en prenant en compte surtout la conjoncture économique, sans envisager d’autrespossibilités ! Sud Education revendique au contraire un taux de remplacement garanti à 75% par rapport au revenu antérieur, et une retraite minimum égale au SMIC.

Les fonctionnaires tous perdants !

Au regard de l’intégration des primes dans la base des cotisations, la prise en comptede la totalité de la carrière (43 ans) au lieu des six derniers constitue un très fort recul. Et, pour tou-t-e-s, le niveau de retraite sera de toute façon bien aléatoire selon la valeur de service du point à la liquidation de la retraite.

Solidarités remises en cause, paupérisation généralisée

La retraite à points remet en cause les solidarités. Les salarié-e-s aux carrières heur- tées (précaires, femmes...) se retrouveront avec de toutes petites retraites. Les plus aisés seront amenés à souscrire des retraites complémentaires par capitalisation, les moins aisés glisseront dans la pauvreté. Sud Education revendique un système de retraite par répar- tition fondé sur les solidarités et l’égalité femmes/hommes.

Un départ en retraite de plus en plus tardif

Le gouvernement joue sur les mots en affichant un âge légal de départ à la retraite à 62 ans, pour ensuite annoncer « un âge pivot »à 64 ans avec décote et surcote, puis opérer une feinte : Macron vient d’annoncer la mise en place d’une durée d’assurance qui don- nerait une lisibilité sur l’âge de départ en retraite, sans indiquer lequel, ni renoncer aux décotes / surcotes... Sud Education revendique la garantie d’un âge maximum dedépart à la retraite à 60 ans.

page2image3709744

cStoppons cette politique dévastatrice. Sud Education Bourgogne appelle tous les personnels de l’éducation à cesser le travail mardi 24 septembre et à rejoindre la manifestation :

14H à Chalon/Saône, maison des syndicats

Annonces

Météo locale

Météo
  • Min
  • Max

Recherche