Saône et Loire

GILETS JAUNES - "La descente aux enfers des retraités modestes et pauvres" pour les Gilets Jaunes du Magny

Communiqué de presse

Pas une année depuis 2013, les retraites n’ont progressé. Elles ont constamment stagné, voire régressé. Depuis 2013 ! Explications :

 

Avant 2015

Pour la fixation du montant des retraites, le principe était simple : lorsque les prix augmentaient, les retraites augmentaient dans les mêmes proportions afin que les retraités puissent conserver leur pouvoir d'achat au fil des ans. Et la revalorisation annuelle intervenait le 1er octobre de chaque année en fonction des prévisions d’inflation pour l’année.

 

2015

Une rupture avec ce principe historique était déjà intervenue de 2013 à 2015, période au cours de laquelle les retraites ont été gelées dans le cadre d’un plan d’économie des régimes de retraite. Une seconde rupture intervient en 2015 : un accord négocié par les partenaires sociaux à l'automne 2015 fixe la date de revalorisation des retraites complémentaires AGIRC-ARRCO au 1er novembre de chaque année.

 

D’autre part, cet accord prévoit une sous-indexation des pensions pendant une durée de trois ans. C’est à dire que les taux d'augmentation des pensions de retraite complémentaire en 2016, 2017 et 2018 seront revalorisés au niveau de l'inflation moins un point (exemple : pour une inflation de 1,5 %, la hausse doit être de 0,5 %). En fait, en 2015, les retraites de base et les complémentaires ne sont augmentées le 1er octobre 2015, que de + 0,1%...

 

2016

Le projet de loi annuel de financement de la Sécurité sociale dit «!pérenniser!» le rendez-vous du 1er octobre pour la revalorisation des retraites de base du régime général. Et il prévoit de calculer désormais cette revalorisation en fonction de l’inflation constatée (d’août 2015 à juillet 2016) et non plus de l’inflation prévisible en 2016. Comme l’indice des prix à la consommation est en baisse sur cette période (-0,2%), les retraites sont, selon la terminologie gouvernementale, «!gelées!». En fait ils baissent de 0,2%. Dans le débat à l’Assemblée nationale, le gouvernement reconnaît une «!économie!» de 1,3 milliard. Aucune honte ! Nous vivions dans un monde normal…

 

2017

En 2017, l’inflation a été légèrement inférieure à 1%. Conséquence: les pensions des retraites complémentaires ne sont pas augmentées du tout le 1er novembre 2017. Ce nouveau gel qui intervient alors que le coût de la vie augmente, est dur pour les petits retraités, mais le pire est à venir.

 

2018

En effet, au 1er janvier 2018 : le gouvernement augmente le taux de la CSG de 1,7% pour les retraites supérieures à 1200€. Cette hausse entraine mécaniquement une baisse du montant des retraites versées à une majorité de retraités : 6 sur 10. Mais ce n’est pas tout…

 

Durant l’été, une nouvelle rupture intervient. Dans une déclaration publiée le 26 août, le premier ministre Edouard Philippe annonce que la sous indexation de 1% acceptée par les syndicats en 2015 pour trois ans (2016, 2017 et 2018) sera remplacée en 2019 par un autre principe : la hausse des retraites sera carrément désindexée en 2019 et 2020. Mais ce n’est pas tout…

 

Les pensions de retraite de base étaient jusque-là réévaluées tous les ans au 1er octobre. En 2015, la date annuelle de revalorisation des pensions de retraite complémentaires avait déjà été décalée du 1er octobre au 1er novembre. Désormais ce sont toutes les pensions dont la date de réévaluation est à nouveau décalée du 1er novembre au 1er janvier. Conséquence : les retraites ne sont pas du tout augmentées en 2018. Il faudra attendre le 1er janvier 2019 pour que le montant des pensions soit réévalué. Et de combien ? Quel sera le taux de hausse retenu ?

 

2019

Le 1er janvier 2019, les retraites principales se verront appliquer un taux fixe de 0,3% et les partenaires sociaux viennent de décider en novembre dernier de revaloriser le montant des points des retraites complémentaires AGIRC et ARCOO de 0,6%. Des taux a priori bien inférieurs au taux d'inflation estimé pour 2018 à 1,6% et qui, selon la plupart des économistes, pourrait flirter en 2019 avec les 2% !

 

Et pour faire bonne mesure, les plus pauvres des retraités sont ignorés dans l’annonce faite ce lundi 10 décembre 2018 par M. Macron. Celui-ci a en effet déclaré que l’augmentation de la CSG de 1,7% décidée en janvier dernier sera annulée au 1er janvier 2019 pour les retraites inférieures à 2000€. Mais cette augmentation de CSG n’avait été faite que pour les retraites supérieures à 1200€. L’annulation ne vaut donc que pour la tranche des retraites de 1200 à 2000€. Le sort des retraités les plus pauvres, ayant une pension inférieure à 1200€, n’est nullement amélioré. On voit que depuis 2013, les retraites ont constamment stagné ou régressé. Voilà comment, goutte après goutte le vase des petits retraités et des pauvres s’est rempli et pourquoi il déborde aujourd’hui.

 

Les retraités Gilets Jaunes du Magny

Montceau-les-Mines (71)

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