Grand Chalon

Sylvain DUMAS, maire de Farges-lès-Chalon : « Le Grand Chalon, c’est nous tous. »

À la tête de la mairie de Farges-lès-Chalon depuis 2014, Sylvain Dumas, personnel de direction de collège, conserve son mandat. Loin des clivages partisans, il nous parle de la commune, ses atouts, ses projets et l’état d’esprit communautaire du Grand Chalon.

Qu’est-ce qui vous a poussé à vous représenter ?
Ce que je trouve très intéressant dans les fonctions de maire, c’est qu’on est au cœur du service public. Les élus sont véritablement au service des habitants et au service de la commune. J’avais envie de poursuivre ces missions.
Mes nouvelles fonctions (principal de collège) me rendant moins disponible, j’ai choisi des adjoints en majorité retraités.

Quelle est votre idée sur le rôle de maire ?
J’y vois deux facettes.
Le maire est avant tout garant d’un certain nombre de choses. Les valeurs de la République bien sûr — Liberté, Égalité, Fraternité, Laïcité — c’est-à-dire les droits et devoirs de chacun. Garant également de l’intérêt général, qui n’est pas la somme des intérêts particuliers. C’est primordial : préserver l’intérêt général exige de prendre du recul, de la hauteur. Garant enfin de la place de chacun dans la commune : ne laisser personne de côté, être à l’écoute, dans le non-jugement, sans a priori.

La seconde facette est le rôle de catalyseur : c’est grâce à lui que les choses se font, que les projets avancent. Les idées, les forces vives, les gens sont là ; il revient au maire de mettre tout ça en musique.

Présentez-nous votre équipe municipale
Pour administrer les 800 Fargeois, le conseil municipal compte 15 membres. Il a été renouvelé pour moitié. J’en profite pour saluer un tel engagement : 6 années, ce n’est pas rien et l’engagement — quel qu’il soit, associatif, humanitaire ou autre — n’est pas une attitude répandue. Je souligne aussi le fait que, même parmi les adjoints, il y a des jeunes. Précisément, mobiliser les jeunes est important. La difficulté, c’est que leurs études les pousseront sans doute à changer de ville. Mais nous avons voulu avoir un conseil représentatif de l’ensemble du village. Mon seul regret est qu’il n’y ait qu’un tiers de femmes.

Quels sont les atouts de votre commune ?

Sa taille ! Tout est à échelle humaine. Ça permet la proximité avec la population, les élus sont souvent interpellés dans les rues. La vie associative, riche, témoigne d’un état d’esprit ouvert et citoyen. Par exemple, un bon marqueur est la journée citoyenne qui a lieu à Farges depuis 4 ans : un samedi dans l’année, on demande à la population de se mobiliser pour des travaux d’aménagement de la commune. Nombreux étaient les Fargeois qui ont répondu à cette sollicitation citoyenne, ce qui reflète l’état d’esprit positif et lié, je crois, à la taille de notre village.

La situation géographique est également un atout : nous sommes à la campagne, avec la forêt de Nainglet et celle du Curney ; en même temps, nous sommes à proximité de Chalon. Ça donne une qualité de vie équilibrée, à la fois calme et dynamique.
Historiquement, cette année 2020 est le millénaire de l’existence attestée de Farges. On retrouve parfois des vestiges dans les champs ou lors de travaux. Sur le plan économique, nous avons une zone artisanale aux Gauchard, 4 exploitations agricoles, 2 apiculteurs et des artisans.

Enfin, l’école maternelle et élémentaire de Farges est l’une des rares qui aient conservé la semaine à 4 jours ½. Nous avons travaillé avec une chronobiologiste nationalement reconnue et allongé la durée de la matinée d’une demi-heure. Les enfants travaillent donc 5 matinées et finissent l’école à 15 h 10. La prise en charge de l’après-midi, axée sur l’expression artistique et physique (baby gym, hip-hop, théâtre, manga…) est pensée comme une plus-value. En cela, nous avons été précurseurs. En 2017, les familles ont été sondées, elles ont choisi, dans leur grande majorité, de maintenir cette organisation.

Quelles sont les actions prioritaires que vous engagez ?
Protéger et investir sont nos 2 priorités.
Protéger en renforçant la sécurité routière, notamment du côté de la route de Fontaines et le nouveau lotissement Les Brenelles. Protéger l’environnement : ça passe par une revégétalisation des espaces (nous sommes engagés dans démarche Zero Phyto) et par une économie d’énergie. Protéger nos ainés, enfin, notamment en proposant une mutuelle communale.

Investir ensuite parce qu’une commune qui n’investit pas est une commune qui meurt et contribue à la disparition des artisans et des entreprises locales. Investir sur du matériel, notamment pour l’entretien des espaces verts ; investir enfin sur la jeunesse : le conseil des jeunes, les jobs d’été sont autant d’occasions d’éveiller à la conscience de ce qu’est une commune. L’école sera bientôt équipée de 15 tablettes.

Qu’attendez-vous de l’intercommunalité et du rôle du grand Chalon pour votre commune ?

L’idée selon laquelle les petites communes se font absorber par l’intercommunalité, je n’y crois pas. Je pense qu’ensemble, nous sommes plus forts. L’intercommunalité, c’est un état d’esprit communautaire qui doit dépasser les clivages partisans. Le Grand Chalon doit être un lieu d’écoute, d’échange, un lieu de construction. Finalement, Le Grand Chalon, c’est nous ! C’est une locomotive pour tout le territoire. En tant que maire, je contribue à faire vivre ce lieu d’échange.

Je pense que le Grand Chalon sera attendu sur 2 sujets majeurs : la relance économique après la crise sanitaire et la transition écologique.

 

Propos recueillis par Nathalie DUNAND

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