La députée de Saône et Loire, interpelle le gouvernement sur la question cruciale des commerces de proximité et de leurs réouvertures

Monsieur le Premier ministre, 

Nous ne nions pas la gravité de la situation sanitaire et la complexité des problèmes qui se posent au Gouvernement. Nous avons voté « oui » au confinement parce que la santé de nos concitoyens est notre priorité. Mais la gestion économique, commerciale et culturelle qu’elle implique ne cesse depuis de nous  préoccuper. Nous n’en comprenons pas toujours le sens, les critères qui fondent vos choix et selon quelles modalités ceux-ci sont effectués. 

Si l’on s’en tient aux termes du dernier rapport du conseil scientifique, il apparaît bien que ce ne sont pas dans les commerces de proximité que le risque est avéré et qu’en revanche celui-ci demeure très fort dans les réunions privées et les rassemblements. 

Dans les campagnes et les petites villes, la situation de nos commerces est devenue intenable.

Les commerçants ne comprennent pas, eux non plus, les raisons justifiant leur fermeture et sur quels fondements ces décisions sont prises. Cette incompréhension est d’autant plus forte que l’épidémie n’a pas le même impact sur tout le territoire.

Alors plusieurs interrogations se posent : 

1. La date du 27 novembre est demandée par les professionnels, la date du 1er décembre est envisagée par le gouvernement : il faut clarifier sans attendre cette situation pour leur laisser le temps de s’organiser. 

2. Il faut laisser la possibilité au préfet, en lien avec le maire et pourquoi pas le parlementaire, de décider en responsabilité de réouvertures dans les territoires les moins impactés par la pandémie, dans le respect des indispensables contraintes sanitaires. 

3. Par ailleurs, la question de la survie des bars, restaurants et de l’événementiel, avec la date annoncée du 15 janvier, se pose de manière cruciale. Un restaurant sur deux risque de ne pas survivre à cette crise. Une réponse différenciée par territoire doit être proposée. Mais cela ne suffira pas. Il faut également mobiliser les banques, les assurances et l’e-commerce, à propos duquel nous avons fait dernièrement une proposition de résolution tendant à sa participation solidaire. 

Sur tous ces points, Monsieur le Premier ministre, que pouvez-vous nous répondre ? 

 

 

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