« Au Bureau », le moral est solidaire

Le confinement [n.m.] [définition] : Épée de Damoclès qui menace tous les restaurateurs. La brasserie-pub « Au Bureau » — qui jouxte le cinéma Mégarama — a dû suspendre toute activité en cette période difficile. Comment va le moral ?

Jérémie Chrétien, propriétaire de la brasserie-pub Au Bureau n’est pas encore alarmiste : « Pour l’instant, le moral n’est pas encore en berne, il va dépendre des prochaines annonces : la date de réouverture, ses conditions, couvre-feu ou non. Jusque-là, on tient bon. Mais on n’a aucune visibilité, on ne sait rien. On est comme tout le monde, suspendu aux informations qu’on découvre au fur et à mesure. »

Au Bureau, c’est aussi une équipe d’une vingtaine d’employés. Quel est le moral des troupes ? « On a un groupe sur WhatsApp, on échange régulièrement. Tout le monde a hâte de reprendre le travail au plus vite. »

Une solidarité nécessaire

Mégarama, le bailleur de la brasserie, a joué le jeu de la solidarité durant le 1er confinement. Qu’en sera-t-il aujourd’hui ? « Nous payons les loyers au trimestre. Nous espérons qu’ils solliciteront un crédit d’impôts, ce qu’ils ont fait en mars. Les frais ne s’arrêtent pas là : nous continuons de payer le wifi, de chauffer pour éviter les dégâts causés par le froid… Fermer un établissement ne signifie en aucun cas stopper les charges. »

Certains restaurants, comme nombre de commerces, poursuivent coûte que coûte une activité, certes ralentie, par le click and collect ou call and collect. Foin de tous ces anglicismes, le client peut réserver en ligne et se faire livrer ou appeler et venir chercher sa commande. Est-ce le cas pour la brasserie « Au Bureau » ? « Non hélas, nous avons une trop grosse structure, qui plus est, elle est excentrée, ce ne serait pas rentable. Mais d’autres restaurateurs restent ouverts par ce moyen et je les soutiens : n’hésitez pas à les contacter pour passer commande, c’est un geste solidaire ! »

Réouverture rime avec reprise d’activité. Mais pas si facile que ça… « Les 2 premiers mois de la reprise, en juin et juillet, ont accusé un déficit de 30 % de chiffre d’affaires. Sans compter que novembre et décembre sont les gros mois de l’année pour le commerce. Et on va passer à côté. »

 

Période difficile, anxiogène ou fatidique pour certains commerces. Malgré tout, ceux qui tiennent encore bon se sentent solidaires de tous les autres.

Au Bureau, toute l’équipe ne souhaite qu’une chose : que le décor typique anglo-saxon soit réchauffé par les clients !

Nathalie DUNAND

 

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