A Champforgeuil, 1,2,3 Jouons voit rouge.... !

L'humeur est loin d'être à la fête.. Sur l'année, au total, l'établissement bien connu des Chalonnais aura été fermé quasi 6 mois.

Du côté de l'emblématique famille Veautier, qui pilote depuis bientôt dix ans l'établissement 1,2,3 Jouons, le premier du genre sur l'agglomération chalonnaise, l'heure n'est pas à la fête. Pour Ophélie Veautier, "ce n'est plus une réouverture qu'on doit préparer mais carrément une ouverture avec tout ce que ça engendre". 

"Nos charges fixes restent identiques. On a demandé au Grand Chalon qu'il se penche sur la Cotisation Foncière Entreprise compte tenu que ça fait 6 mois qu'on ne fait rien. Est ce que le Grand Chalon va faire un geste aussi sur notre taxe des ordures ménagères alors que la moitié de l'année aura été à zéro". Ce sont autant de questions qui circulent au quotidien dans la tête de la famille, qui avait réussi au fil des années à porter leur belle affaire familiale. "On attend désormais les réponses" plaide Ophélie Veautier.

Aujourd'hui ? "On voit rouge. On parle des patrons sans cesse mais est-ce que quelqu'un s'imagine l'enfer dans lequel ils se trouvent, alors qu'on nous impose sans cesse plus de contraintes. En juillet, on nous a proposé de réouvrir en limitant la jauge à 10 enfants sur les 1700 m2 ! Est-ce que quelqu'un se rend compte de l'absurdité ? C'est ouvrir pour perdre encore plus d'argent tout simplement".

"Une belle chaine de solidarité sur les réseaux sociaux"

La crise aura permis aux acteurs des salles indoors de se cotoyer, d'échanger. Et c'est sans doute la belle leçon de vie qu'on retiendra de cette crise sanitaire, même si à la fin du mois, ça ne change strictement rien sur l'état du relevé bancaire. "Mais de belles solidarités sont nées, on a mis en place des tombolas, des lots à gagner.. bref on essaye de s'en sortir par nos propres moyens, parce que personne n'est là autrement". 

Sur les réseaux sociaux, la grande majeure partie des salles indoors partage les mêmes inquiétudes et s'interrogent sur leurs avenirs alors même que leur modèle économique repose sur un volume d'enfants. Un volume mis à mal par les éventuelles futures conditions d'accès. 

Laurent Guillaumé 

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