GEL DE PRINTEMPS - Baptême du feu pour Olivier Tainturier, Sous-Préfet de Chalon sur Saône

C'est le premier dossier technique d'ampleur auquel le tout nouveau représentant de l'Etat sur l'arrondissement de Chalon sur Saône aura à s'emparer.

Pour la plupart des présents, la réunion organisée sous l'égide de Dominique Juillot, avait valeur de présentation officielle du nouveau représentant de l'Etat. Officiellement installé quelques jours plus tôt, Olivier Tainturier a sorti les bottes afin d'aller au plus près des inquiétudes des viticulteurs de la Côte Chalonnaise. En présence des représentants des cinq appellations de la Côté mais aussi de Rémy Rebeyrotte - député de la circonscription, Sébastien Martin, Président du Grand Chalon et de Frédéric Brochot, vice-Président du Conseil départemental de Saône et Loire en charge des questions agricoles, ainsi que des maires de Givry, Saint Denis de Vaux, Saint-Martin sous Montaigu, Rully et Barizey, c'est un solide point d'étape qui a été réalisé par les professionnels du secteur.

La question de l'évolution des pratiques culturales posée sur la table

Le sujet de l'adaptation à de nouvelles pratiques a été posée par Pierre de Benoist, figure de Bouzeron, évoquant l'évolution des pratiques culturales. Un sujet sur lequel Baptiste Lump, représentant des producteurs de Givry a tenu à apporter son complet soutien. Olivier Tainturier a souligné le fait que ces épisodes bio-climatiques risquaient de se renouveler avec une fréquence de plus en plus régulière et qu'il fallait se pencher sur des évolutions des pratiques. Sécheresse, inondations, gel sont autant de risques qui se multiplient ces dernières années. 

L'idée première étant sans doute d'investir plus de temps et plus d'argent dans la recherche scientifique et le développement de porte-greffe moins précoces, plus résistants aux aléas climatiques. C'est bien la question de fonds qui doit animer la filière plus que celle que savoir si d'autres épisodes bio-climatiques surviendront, parce que la réponse est vite donnée. 

"Ce n'est pas le gel qui a posé problème mais le coup de chaud de la semaine précédente"

Tous s'accordent à dire que le problème principal n'était pas celui du gel de printemps, phénomène naturel habituel en pareille saison mais bien le coup de chaud estival qui s'est produit la semaine précédente. "Nous étions en short dans les vignes. Le problème est là". 

Des échanges d'expérimentations

De Buxy, à Rully, en passant par Givry, tous ont évoqué les différentes pratiques mises en place afin de lutter efficacement contre le gel de printemps, et tous ont fait savoir que face  à la nature, les stratégies mises en place se sont avérées inefficaces. Pour Pierre de Benoist, "le rôle de Météo France et son absence de prévision ajustée est dramatique", faisant remarquer au Sous-Préfet une défaillance notoire du service de météorologie nationale en pleine période de crise sanitaire. 

Les bougies doivent être allumées un certain temps avant afin que la chauffe soit au plus fort

"Face à un gel de -2 à -3°c, on peut agir éventuellement mais face à un -6° à -7°c, on s'est retrouvé totalement submergé, d'autant plus qu'il faut allumer les bougies au moins 3h avant que leur puissance de chauffe soit maximale" concèdent les viticulteurs. La plupart des cépages blancs ont été impactés allant jusqu'à 90 %. Pour les rouges, moins précoces, il faudra attendre encore un peu mais l'impact sera évident. 

Olivier Tainturier, qui a fait savoir qu'il était petit-fils de viticulteur a bien pris note des différentes doléances alors que Frédéric Brochot et Rémy Rébeyrotte ont assuré de leurs cotés du soutien du conseil départemental de Saône et Loire qui fera connaître prochainement un plan d'aide à la filière ainsi que du gouvernement pour le parlementaire. 

Laurent Guillaumé  

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