Quand le gouvernement se prend les pieds dans le tapis du Paris-Nice

Dans la nuit de jeudi à vendredi, Jean Castex inaugurait le retour du Paris-Nice de nuit en train. Une opération de com' échappant à personne d'autant plus que la remise en route de ces trains-couchettes apparait comme à contre temps. Un contre-temps marqué même par la nature des prestations proposées par la SNCF. Non pas que l'idée de voir ressurgir des trains couchettes soit une mauvaise idée en soit mais voir ressurgir des trains couchettes que nous utilisions gamin, c'est tirer un trait sur l'évolution de la manière de consommer le voyage. Pire, la remise en route de ces trains couchettes incombent directement à l'Etat, que la ligne soit rentable ou pas... Une stratégie qui ouvre la voie à l'idée de privilégier bien d'autres petites lignes qui auraient largement plus d'impacts auprès des populations en zone rurale ou encore la revitalisation de gares en province dont les horaires et les services ont été vidés au fil des années.

La polémique a même pris un coup d'accélérateur lorsqu'il a été dévoilé que l'avion Falcon du 1er Ministre avait effectué un vol le matin même depuis Paris en direction de Nice, avec l'idée de remonter Jean Castex en direction de Paris, certes en faisant un arrêt dans la Drôme.  Un aller-retour du Falcon dont le gouvernement aurait bien aimé se dispenser de la publicité.

L.G

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