Les aides à domicile de l'ASSAD du Val de Saône en grève

Les aides à domicile ont dénoncé les conditions de fusion entre l'ASSAD de Mâcon et surtout les conditions de travail révélées au grand jour avec la crise sanitaire.

C'est par l'entremise d'info-chalon.com que les aides à domicile de l'ASSAD du Val de Saône ont souhaité interpeller la direction mais également et surtout les financeurs dont le Conseil départemental de Saône et Loire sur leurs conditions de travail.  Pour rappel, depuis début avril, les ASSAD de Chalon sur Saône et de Mâcon se sont rapprochées, l'occasion pour la direction de mutualier les fonctions supports (lire article sur info-chalon.com). Une situation finalement dénoncée par les professionnels qui considèrent que les comptes ne sont pas au rendez-vous. La représentante CFDT du personnel évoque de "la maltraitance institutionnelle" avec "un report sur les personnes âgées dont on a la charge" mais aussi "une méconnaissance du rôle qu'on a auprès de nos personnes âgées. Nous sommes parfois les seuls contacts, les seules ouvertures vers l'extérieur. C'est une réalité". 

"On peut encaisser beaucoup de choses mais là, la coupe est pleine" déplore Sophie Girard, représentante du personnel. Sur le Val de Saône, ce sont 114 000 heures qui étaient réalisées par les aides à domicile en 2019 avec 4 à 5 salariés administratifs "indispensables à la bonne organisation du dispositif. Sur l'année 2020, on est passé à 122 000 heures réalisées avec seulement deux administratifs. Un vrai sujet !". Le personnel pointe des incohérences en terme de gestion administrative, "des flous pendant lesquels nous n'avons aucun interlocuteur en cas de problème. Où sont les astreintes ? Quels sont les délais d'attente téléphonique en cas de besoin ... 20 min même 30 min !". 

Côté doléances, les aides à domicile de Chalon sur Saône demandent la remise en place des plannings de fin de mois, la remise en place des réunions de secteur, du droit d'expression, le respect des consultations du CSE, de stopper la prise en charge de dossiers lourds sans recrutements, la remise en place de la sectorisation et du paiement systématique des kilomètres hors secteur, la revalorisation salariale, la suppression du prélèvement des 21 euros d'adhésion annuelle aux bénéficiaires ou encore la suppression de la pénalité annuelle de 25 euros pour les bénéficiaires choisissant de payer leur facture par chèque... Une pétition a d'ailleurs été lancée.

L'ASSAD du Val de Saône a adressé des courriers à plusieurs élus locaux dont Gilles Platret, le député Raphaël Gauvain ou André Accary, Président du Conseil départemental de Saône et Loire, leur demandant d'agir face à la situation. 

Laurent Guillaumé 

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