Chalon sur Saône

DEPARTEMENTALES - CHALON 1 - Sadia El Hayani pour «un accompagnement social plus efficace»

Tête de liste avec Sylvain Dumas de la liste de la majorité présidentielle pour le canton de Chalon 1, Sadia El Hayani émet quelques propositions concernant l'attribution du RSA, appelant à une politique d'accompagnement plus efficace. Plus de détails avec Info Chalon.

Le Conseil départemental a en charge l'insertion sociale et professionnelle des allocataires du RSA, soit à près plus de 10 000 bénéficiaires en Saône-et-Loire*.


«Nous sommes convaincus que l’accompagnement social est déterminant comme levier pour trouver un emploi. L'objectif principal est de permettre aux citoyens de pouvoir sortir du dispositif RSA», nous explique Sadia El Hayani, candidate aux élections départementales sur le canton de Chalon 1, aux côtés de Sylvain Dumas, maire de Farges-lès-Chalon.


«Nous souhaitons instaurer un accompagnement intensif, individualisé, orienté vers des mises en situations professionnelles pour chaque bénéficiaire du RSA. Pour cela, lors du premier rendez-vous, la priorité doit être de réaliser un diagnostic professionnel et social du bénéficiaire pour mettre en place un suivi personnalisé et régulier avec un travailleur social dédié», poursuit-elle, «Nous pourrions nous inspirer de l'expérimentation conduite dans le Département du Nord où le conseil départemental s'est engagé à accompagner l’ensemble des demandeurs du RSA dès le versement de l'allocation. Cette approche globale et un dispositif de « garantie d’activité » ont permis de réduire de 20% le nombre de demandeurs du RSA. Nous proposons également d’augmenter le nombre de chantiers d’insertion dans l’ensemble des marchés publics du département en consacrant 10 % du nombre d'heures de travail à des personnes éloignées de l'emploi pour favoriser le retour rapide au travail».


Pour la candidate titulaire issue de la société civile, «accompagner mieux, plus efficacement grâce à une approche personnalisée, c'est agir sur des difficultés professionnelles et sociales».


«Les politiques publiques départementales doivent soutenir la lutte contre toutes les formes d'exclusion pour faciliter la réinsertion et un retour gagnant-gagnant au travail», indique cette dernière pour qui l'accompagnement est déterminant pour sortir du RSA.


«Il faut effectuer une approche globale et effectuer un bilan afin de mieux accompagner. Le département a pour mission le pilotage de cette action sociale. Souvent dans mon quotidien, je vois ces gens s'enliser dans cette situation. Il est important de pouvoir remettre au travail très rapidement et de trouver des issues avec des contrats aidés», ajoute-t-elle, «Les gens ne choisissent pas naturellement de ne pas travailler. Souvent les obstacles et freins sont nombreux. C'est un cercle infernal qui plonge les gens sur une pente descendante. Quand on cumule ces obstacles, on peut vite baisser les bras».


La candidate est consciente que cette politique sociale est parfois décriée, un certain nombre de personnes pointant du doigt les dérives que cela peut entraîner.


«Certes, un certain nombre de nos concitoyens disent en avoir marre de payer des gens qui ne font rien et qui profitent du système», précise-t-elle à ce propos.


Avant d'ajouter :


«Arrêtons les dégâts! Il faut arrêter d'entretenir un assistanat qui ne debouche sur rien! Il faut aboutir sur un contrat social, un engagement réciproque pour accompagner ces personnes dans la difficulté. Dans tout système, il peut y avoir des dérives si on accompagne pas».


Parmi les pistes envisagées, la candidate propose des contrats aidés, des missions d'intérêt général, des formation, des aides psychologiques, si besoin est, ou matérielles (vélo, permis, etc).


Partisante d'une politique plus ambitieuse pour l'accompagnement des bénéficiaires du RSA, la candidate nous explique que «dans des quartiers comme au Stade-Fontaine aux Loups, les Aubépins et les Prés Saint-Jean ou dans des campagnes comme à Saint-Gengoux-le-National comme dans la vingtaine de communes» dans laquelle elle a travaillé, l'envie est la même d'être utile à la société.


«Elles ont besoin d'être comme tout le monde. Souvent on ne les estime pas assez. Rsa, Cmu... ils ne font pas la charité! Confiance, dignité, réalisation personnelle, pouvoir exister comme tout le monde. Et aussi il faut lutter contre les dérives et ceux qui pensent que c'est une rente! Suite à la COVID 19, c'est une de nos priorités pour mieux accompagner la relance et les personnes les plus vulnérables», promet Sadia El Hayani.

 

* 10870 bénéficiaires du RSA en mars 2021 (Source : DREES, Ministère des Solidarités et de la Santé).

 

 


Karim Bouakline-Venegas Al Gharnati