Agglomération chalonnaise

Le jongleur comédien Aurélien Jasinczuk place de l’église Saint Just à Fontaines.

Le jongleur comédien Aurélien Jasinczuk place de l’église Saint Just à Fontaines.
Le jongleur comédien Aurélien Jasinczuk place de l’église Saint Just à Fontaines.
Le jongleur comédien Aurélien Jasinczuk place de l’église Saint Just à Fontaines.
Le jongleur comédien Aurélien Jasinczuk place de l’église Saint Just à Fontaines.

C’était la dernière représentation d’un itinéraire de 15 jours pour le jongleur troubadour Aurélien Jasinczuk avec deux monologues au programme et quelques surprises pour cette dernière soirée de représentation de théâtre en rond.

Le jongleur troubadour Aurélien Jasinczuk de l’Ecole du Cercle termine son périple par un arrêt sur la place de l’église Saint Just de Fontaines où s’est rassemblée une bonne cinquantaine de personnes venues s’enrichir de sa verve et de son style médiéval.

Tout commence, comme il se doit dans ce genre de représentation d’inspiration moyenâgeuse, par le regroupement en cercle des spectateurs autour de celui qui va être l’animateur principal de la soirée. Afin de vérifier si le cercle est bien rond (théâtre en rond), une jeune fille, désignée par le jongleur, est mise au défi de trouver la position du centre du cercle : ce qu’elle fait et réussi du premier coup. Un vrai compas ! Un petit mot d’introduction a permis de contextualiser l’invitation de Fontaines Patrimoine, la démarche de l’Ecole du Cercle et l’art du Jongleur médiéval, une introduction qui, déjà, a transporté les spectateurs. Puis ils se sont retrouvés plongés dans le premier monologue de « La Naissance du Vilain ». 

Au Moyen Âge, le vilain était un paysan libre par rapport au seigneur mais condamné à travailler. Le vilain cultivait la terre. Il payait les impôts seigneuriaux tout en étant libre de partir quand il le voulait, à la différence des cerfs qui étaient sous la coupe du seigneur.

Cette jonglerie nous offre un spectacle vivant où le comédien joue avec et au travers du public. Le texte médiéval donne lieu à un art de jongler avec les personnages, les mots et les sous-entendus, raillant parfois ce monde dans lequel nous vivons : les politiques, la religion, les patrons, sans jamais tomber dans l’excès. A la fin de ce premier monologue, le vilain part pour devenir le jongleur.

« La Naissance du Jongleur » était le deuxième monologue qu’Aurélien a conté après un petit entracte qui s’est déroulé à l’intérieur de l’église Saint Just. Invités à l’accompagner dans l’église, les spectateurs ont pu découvrir une autre facette du comédien, du jongleur, celle de chanteur. Sa voix a très vite rempli l’église de ses chants médiévaux comme la chanson d’amour « Perla mya cara » ou « Tis’ woman makes us love » de Henry Purcell.

 

 

 

 

 

 

 


Ensuite tout le monde a rejoint sa place autour du cercle pour suivre le monologue sur la naissance du jongleur. Le vilain est devenu jongleur, mais pas tout à fait. Ce n’est qu’après quelques acrobaties et prouesses en tout genre qu’il finit, vidé de toutes ses tribulations, par le devenir. Le jongleur a récité, interprété et déclamé la vie par la Parole qu’il dit avoir reçu et qu’il diffuse. Il a charmé l'assistance grâce à sa mémoire prodigieuse et sa grande capacité d'improvisation et d’adaptation aux situations dont il s’est jouées, s’est moquées.

Ce spectacle, inspiré des textes du Moyen âge, remis au goût du jour par Dario Fo, a enchanté les spectateurs rassemblés à Fontaines. Aurélien Jasinczuk, se produit en itinérance pédestre dans les villes et villages où ses spectacles laissent des spectateurs conquis et ravis. Une belle performance et des sujets qui ne laissent pas l’auditoire indifférent. Comme au Moyen-âge, le comédien a terminé cette représentation par un chant en canon avec le public et en faisant circuler son chapeau : « à votre bon cœur  m’sieus dames˝ ». 

C.Cléaux