Chalon sur Saône

Grève dans la fonction publique : 200 personnes dans les rues de Chalon-sur-Saône pour de meilleures conditions salariales

Par Karim BOUAKLINE-VENEGAS AL GHARNATI

Publié le 19 Mars 2024 à 17h00

Grève dans la fonction publique : 200 personnes dans les rues de Chalon-sur-Saône pour de meilleures conditions salariales

À l'appel de l'intersyndicale composée de huit organisations, les salariés de la fonction publique étaient invités à se mobiliser pour réclamer des augmentations de salaires, Plus de détails avec Info Chalon.

Ce mouvement répondait à l’appel de l'intersyndicale (CFDT, CFE-CGC, CGT, FA, FO, FSU, Solidaires et UNSA), avec en ligne de mire la hausse des salaires de la fonction publique.

À Chalon-sur-Saône,  le cortège s'est élancé, ce mardi 19 mars à 14 heures 30, depuis la Maison des Syndicats. 

Malgré une rare unité intersyndicale dans l'appel à la mobilisation, les organisations représentatives s'attendaient à des pourcentages de grévistes moins élevés que lors des manifestations contre la réforme des retraites début 2023.

La manifestation a rassemblé quelques 200 personnes (180 selon la Police).

L'intersyndicale appelait à protester «contre l'absence de perspectives d'augmentations dans un contexte inflationniste».

Touchés par la baisse du pouvoir d'achat, les agents de la fonction publique réclament une hausse de salaires généralisée et refusent l'idée d'une année blanche en 2024, malgré deux augmentations concédées par le gouvernement en 2022 (+3,5%) et 2023 (+1,5%).

Parti de la Maison des Syndicats, le cortège s'est élancé ensuite sur la Rue de Belfort, la Place de Beaune, la Rue Émiland Ménand avant d'emprunter la Place de l'Obélisque, le Boulevard de la République, l'Avenue Nicéphore Niépce, le Quai Gambetta, la Rue du Port-Villiers et la Rue Général Leclerc avant de se disloquer vers 16 heures 30.

Quelques prises de parole de représentants des différentes orgnisations syndicales ont ponctué la manifestation dont la dernière, devant les grilles de la sous-préfecture. 

Dans les rangs de la manifestation, bon nombre de fonctionnaires déplorent «une dégradation de tout ce qui est service public : l'hôpital, la santé et maintenant l'éducation. De plus en plus marchand. Ils démontent tout ce qui est service public».

Si la question des salaires est au cœur de la mobilisation, les enseignants défilaient aussi contre la politique éducative du gouvernement et en particulier contre la création de «groupes» au collège.

Cette mesure controversée de la réforme dite du «choc des savoirs» est accusée de faire le lit du «séparatisme scolaire et le tri social», selon la CGT Éduc'action.

 

Karim Bouakline-Venegas Al Gharnati