Chalon sur Saône

Remise d'un chèque de 3800 euros des Communistes de Saône-et-Loire aux cheminots en grève

Aujourd'hui, en fin de matinée, la Fédération du Parti Communiste de Saône-et-Loire remettait un chèque à la caisse de grève des cheminots d'un montant de 3800€, en solidarité avec une corporation qui est à la pointe du combat contre la régression sociale. Plus de détails avec Info Chalon.

Jean-Michel De Almeida, co-secrétaire de la section du Parti Communiste Française (PCF) du Grand Chalon et membre du Comité exécutif de la Fédération du Parti Communiste de Saône-et-Loire, a remis un chèque d'un montant de 3800 euros à la caisse de grève des cheminots, «en solidarité avec une corporation qui est à la pointe du combat contre la régression sociale», ce mardi, à 12 heures, au local de la CGT Cheminots de Chalon-sur-Saône.


Avant la remise du chèque, la CGT Cheminots tenait une réunion.


«Il y a une volonté de faire mal au syndicalisme», lance Gérard Simon, secrétaire de la CGT cheminots, faisant référence à Christophe Bride, secrétaire-adjoint à la CGT, Philippe Girardot , secrétaire CGT, et Sébastien Boulogne, élu CSE, 3 lanceurs d'alerte de Verallia mis à pied et sous le coup d'une procédure de licenciement et qui avaient alerté la presse au sujet d'une pollution à l'amiante sur le site de l'entreprise (ex Saint-Gobain).


Concernant la manifestation de cet après-midi, à 14 heures, le secrétaire de la CGT Cheminots appelait à rester calme et à ne pas répondre à la violence par la violence.


«Personne à y gagner!», s'exclame Gérard Simon pour qui «la seule violence admise, c'est une violence positive : la manifestation».


Pour la CGT, ce chèque «toujours bienvenu» compensera 1% des pertes occasionnées depuis le début de la grève, remerciant la Fédération du Parti Communiste de Saône-et-Loire «pour son soutien».


D'après les militants de la CGT, chaque gréviste perd entre 70 et 120 euros par jour de grève et certains sont dans ce cas depuis 20 ou 25 jours.


«Faudrait que les réformistes m'expliquent ce qu'il y a de bien dans cette réforme?», s'interroge Gérard Simon, avant de rajouter :
«Ce n'est pas cette société-là qu'on veut! Ni pour nos enfants, ni pour nous!»


Pour Jean-Michel De Almeida, «la lutte des classes est de plus en plus évident» et «les réformistes masquent les incohérences de ce projet, ils ne sont pas humains!».


«Ce sont les femmes qui, en premier lieu, qui vont en pâtir», indique, de son côté, Marie-Pierre Lebeau, responsable des finances du PCF71.


Les réformistes, ce sont ici la CFTDT et l'UNSA.


«Les gens sont devenus de plus en plus individualistes. On a l'impression que personne ne veut plus du Service Public! C'est une catastrophe!», dit un retraité, interpellant l'assistance.


«Par ce chèque, nous voulions montrer que la solidarité, chez nous, ce n'est pas un vain mot! Et le sacrifice de ces cheminots en grève est exemplaire», nous explique le représentant du Parti Communiste.


Demain, à 11 heures, la CGT Cheminots sera devant la Maison des Syndicats, pour une opération de tractage devant les lycées, et jeudi, matin, à 5 heures, un rassemblement aura lieu devant l'Union Locale pour déterminer les actions à mener.

 

 

Karim Bouakline-Venegas Al Gharnati

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