Chalon sur Saône

Julie Villers ne vient plus humoriser à Chalon !

« La séance pour : Julie Villers dans Je buterais bien ma mère un dimanche au Théâtre du Port Nord 71100 du vendredi 31 janvier 2020 est annulée pour la raison suivante : problème de planning. » Dommage ! Néanmoins info-chalon avait procédé à l’interview de l’artiste à l’humour lardé de flèches quelque temps auparavant. Nous vous la livrons de ce pas.

Vous n’y allez pas de main morte avec « Je buterais bien ma mère un dimanche…

«Non, effectivement ! Je parle de trois générations de femmes qui n’ont pas été très agréables les unes envers les autres, pour dire ça gentiment, et donc le personnage principal décrit un petit peu les mésaventures qu’il a eues, et comment il rendrait bien la monnaie de sa pièce à sa famille… »

 

Et pourquoi un dimanche ?

«Parce que le dimanche c’est reconnu pour être le jour du repas familial, et c’est le jour où on peut parvenir à achever tout ce qu’on n’est pas parvenu à achever dans la semaine. »

 

N’avez-vous écrit, conjointement avec Antoine Schoumsky, que pour vous confier aux femmes ?

«Antoine Schoumsky m’a aidée ponctuellement sur l’écriture, après j’ai eu d’autres soutiens comme celui de Joanna Boyé qui est ma metteuse en scène, avec qui on a remodulé et reformaté le spectacle. Mais non, ce n’est pas uniquement féminin, au contraire ça parle beaucoup aux hommes aussi. Beaucoup d’hommes sont confrontés à des mamans très castratrices très souvent, donc je crois que ça parle vraiment à tout le monde.»

 

Pour vous qui êtes native de Bruxelles, est-ce chose aisée que de faire rire les Français ?

« Je pense que ce n’est pas particulièrement aisé de faire rire les Français, et pas particulièrement non aisé. Disons qu’il y a plusieurs publics très différents en France. Le public parisien est particulièrement difficile à faire rire, non, je pense que ça a été relativement aisé à partir du moment où on prend un sujet qui touche tout le monde. Chacun a une maman, une belle-mère, c’est plus ou moins agréable, et puis il y a beaucoup d’autodérision ; quand on parle de soi pour faire rire, les gens sont plus détendus. » 

Que vous racontent les femmes après avoir bu vos paroles ?

« Il y a tous les styles. Certaines personnes viennent me voir en disant qu’elles sont très contentes que je parvienne à dire ça sur scène, car elles ne seraient même pas parvenues à le faire dans la vie. Il y a d’autres personnes qui ont connu une personne comme ça, d’autres qui trouvent ça très drôle et qui sont ravies ce ne pas avoir de fouille-merde de cet acabit-là ! Donc il y a vraiment tous les types de discours. »

Etre une femme, au 21ème siècle, cela signifie quoi ?

«Encore plus de pression qu’avant, parce qu’on doit briser les codes et essayer de se réapproprier l’espace qui est le nôtre. On a souvent accepté d’être cantonnées à une certaine place, mais je pense que ce n’est pas plus compliqué d’être une femme au 21ème siècle que d’être un homme au 21ème siècle. A la limite, ce serait peut-être même plus facile, car nous, nous avons les critères auxquels on nous demande de répondre, et donc on peut se défendre d’appartenir ou non à tel ou tel critère. Pour un homme, ce serait presque plus compliqué, car il n’y a pas de critères de masculinité en fait. Etre féminine selon la majeure partie des êtres humains, c’est être douce, attentionnée, relativement belle à regarder, ça ce sont les critères. Mais être masculin, c’est quoi ? Je ne sais pas… »

Vous verriez-vous donner vie à un spectacle axé sur la gent masculine ?

«(Rires). Peut-être qu’un jour je parviendrai à me moquer assez de la part masculine qui est en moi ? »

Chroniqueuse à la radio lors de l’émission « Rire et chansons », une vraie plage de  liberté ?

« C’est encore très, très différent comme exercice. Oui, il y a le top de l’actu, c’est  très particulier, parce qu’il faut choisir un sujet, ça me renvoie beaucoup à  ce que j’ai vécu sur « On n’demande qu’à en rire ». L’autre émission à laquelle je participe, toujours sur « Rire et chansons », est une émission de promotion qui s’appelle « Une heure avec » ; généralement on doit faire la promotion d’un livre, d’un film, d’un spectacle, d’un autre artiste. La plage de liberté est immense, parce que l’on peut se servir de l’artiste ou de la thématique comme prétexte, tout comme on peut s’en servir comme tremplin. »

Que vous réserve de sûr votre avenir ?

« Là il est question du nouveau spectacle qui verra le jour en Avignon cet été. Je n’ai encore pas le titre, pour l’instant je ne dis rien du tout. Il y a aussi la pièce « Dommage » qui tourne dans toute la France en ce moment avec Elodie Poux, Céline Groussard, Michel Frenna, et d’autres comédiens. Et pas mal d’autres projets ! »

Crédit photo : DR                                                                 Propos recueillis par Michel Poiriault

                                                                                                [email protected]                         

 

 

 

 

 

 

 

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