Chalon sur Saône

REFORME DES RETRAITES - Le secrétaire général de la FSU fait le point sur la situation

À la tête de la première organisation syndicale du secteur de l'éducation, Benoît Teste a manifesté aux côtés des opposants à la réforme des retraites, à Chalon-sur-Saône. Interrogé à ce sujet par Info Chalon, le secrétaire général de la FSU nous livre ses réactions et fait le point sur la situation.

Jeudi, à l'occasion de la 10ème journée de mobilisation pour le retrait de la réforme des retraites, le secrétaire général de la Fédération syndicale unitaire (FSU), Benoît Teste était à Chalon-sur-Saône.


Opposé à la réforme des retraites et à l'heure où le projet de loi est examiné à l'Assemblée nationale, le secrétaire général a participé à la manifestation.


«Il y a une très bonne ambiance (ici à Chalon-sur-Saône), je trouve que ce mouvement continue à être inventif», nous dit-il, concédant, toutefois «même si il y a moins de monde évidemment que décembre et janvier mais il continue à exister tranquillement et doucement. Il continue à faire exister cette contestation».


Avant de rajouter :


«Surtout même si il y a moins de monde dans la rue, il y a toujours autant de gens qui soutiennent le mouvement! Bon... on pourrait dire ils ne font que soutenir. C'est dommage, certes, mais on a quand même l'opinion avec nous».


Celui qui est à la tête de la 1ère fédération syndicale en France de l'enseignement tenait à faire une mise au point notamment sur les accusations de «stratégie de défense des intérêts d'une poignée de privilégiés».


«Au début, nous étions dans un mouvement où on disait c'est les régimes spéciaux, c'est la SNCF, c'est la RATP, c'est les enseignants, ils sont pas contents pour leurs privilèges. Depuis, je crois qu'on a démontré que c'est pas ça le problème, ça va bien au-delà! On est en train de crér un système de retraites où on a plus de droits qui sont afférents à un meilleur salaire. On va vers un système de valeurs de point. Nous sommes dans une incertitude totale. On va crééer un machin qui va diminuer les pensions de tout le monde et qui va suttout supprimer qu'un retraité c'est quelqu'un qui a acquis des droits au moment de sa carrière!», nous explique-t-il.


«Les points c'est pas des droits!» s'exclame le secréaire générale de la FSU, «nous avons développé d'ailleurs toute une stratégie là-dessus d'interpellation des députés, continuer les manifestations mais il y en a d'autres! Notamment écrire aux parlementaires ou organiser une campagne de contre-financement pour prouver qu'on a des solutions alternatives».


«Ça coûte aussi de l'argent, hein? Tous les gens maintenant, soi-disant de continuer jusqu'à 64 ans mais qui peuvent pas le faire, se retrouvent au chômage, se mettent en arrêt-maladie parce qu'ils sont épuisés... Tout ça, ça coûte des arrêts-maladie et des emplois en moins pour les jeunes. La logique c'est de dimunuer le temps de travail sur la durée de la vie! C'est pas travailler plus tout au long de sa vie! On a donc les moyens de financer!», conclut Benoît Teste avant de repartir.

 


Karim Bouakline-Venegas Al Gharnati

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