Chalon sur Saône

Malentendu sur une prime versée aux élèves soignants : les explications d'Info Chalon

Dans un souci de clarté, nous revenons sur une prime exceptionnelle versée par le Conseil Régional de Bourgogne Franche-Comté aux étudiants et stagiaires en formation sanitaire pour leur dévouement pendant la période de confinement. Le diable se cache dans les détails...

Dans un article paru le 1er septembre, nous avons écrit : «S'ils n'étaient pas rémunérés, ces étudiants de 3ème année et aides-soignants ont toutefois reçu une prime de 1500 euros par le Conseil Régional de Bourgogne Franche-Comté».


Or, il ne s'agissait pas de 1500 euros comme susmentionné.


Cette maladresse — ou manque de clarté, au choix! — de notre part a créé un certain émoi sur les réseaux sociaux parmi les personnes concernées.


Mais si le montant accordé pour cette prime exceptionnelle n'est pas bon, les affirmations sont, quant à elle, exactes.


Il faut remettre les choses dans leur contexte : les 1500 euros précités correspondent au montant de la prime exceptionnelle pour tous les professionnels hospitaliers mobilisés pendant la pandémie COVID par l'État. Les étudiants en soins infirmiers et élèves aides-soignants mobilisés aux côtés des professionnels de santé n'étaient pas concernés par cette prime.


Pour remercier les élèves soignants ((étudiants infirmiers, aide-soignants, ambulanciers et kinésithérapeutes) pour «leur dévouement et leur engagement incroyables, malgré les conditions difficiles», la Région Bourgogne Franche-Comté avait décidé de leur accorder une aide exceptionnelle.


Il s'agissait d'une initiative de Marie-Guite Dufay, présidente du Conseil Régional de Bourgogne-Franche-Comté.


«L'essentiel, c'est à l'Hôpital que cela se joue», déclarait la présidente de la Région, soulignant sa «grande reconnaissance envers le personnel soignant, en première ligne».


Avant d'ajouter :


«La guerre contre ce virus est engagée».


Le montant de l'aide exceptionnelle était de 1200 euros maximum, à raison de 300 euros maximum par semaine pour 35 heures de travail.


Ce dispositif d'aide immédiate a été voté à l'unanimité, en assemblée plénière, le 24 avril*.


«On ne conteste pas le travail, ces étudiants ont été admirables! Ils ont travaillé nuit et jour y compris les week-end mais c'est une prime exceptionnelle pas un salaire», précise Francine Chopard, conseillère régionale déléguée à l'Université, qui siège à la Commission 3**, «il s'agit d'une politique volontariste de la Région (Bourgogne Franche-Comté)».


D'après France 3 Bourgogne Franche-Comté, 3 580 étudiants et élèves pouvaient en bénéficier durant l'ensemble de la période d'urgence sanitaire.


«Peut-être y a-t-il eu confusion entre la prime versée par l'État et celle versée par la Région?», s'interrogeait alors la conseillère régionale, concernant l'émoi suscité sur les réseaux sociaux suite à la parution de notre article.


Effectivement, comme le confirme Virgine Guyonet, 39 ans, la représentante des élèves soignants, il y a tout simplement eu malentendu sur le mode de calcul.


«Au début, nous étions surpris. Nous, on voulait pas les 1500 euros, on voulait juste notre prime (de 1200 euros) mais tout est arrangé», indique, de son côté, la représentante, infirmière en Hépato-gastro-entérologie au Centre Hospitalier William Morey de Chalon-sur-Saône.


En effet, «c'est le soulagement général» chez les élèves : tous ont été payés.


La relation entre la Région et les élèves soignants restent excellentes.


«Il n'y a plus aucun souci», déclare Virginie.


C'est ce qu'on appelle une tempête dans un verre d'eau...

 

*Rapport 3-3 Mesures COVID-19. Aides exceptionnelles versées aux élèves infirmiers, kinésithérapeutes, aides-soignants et ambulanciers en stage.
** Apprentissage et formation professionnelle — Sanitaire et social — Lycées — Enseignement supérieur — Recherche.

 

 


Karim Bouakline-Venegas Al Gharnati

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