Opinion

"Y a t-il une pollution à l’amiante à Chalon-sur-Saône ? les citoyens ont le droit de savoir !" lance Mourad Laouès

A la fin du mois de septembre 2019, après qu’un vaste incendie ait dévasté l’usine de lubrifiants automobiles classé « SEVESO seuil haut », Lubrizol, dix mille tonnes de produits chimiques se sont répandus dans un nuage toxique sur plus de 20 kilomètres autour de Rouen.

L'évènement pourrait passer pour exceptionnel si l'année dernière, 1 112 accidents industriels n'avaient été recensés dont 160 sur des sites sensibles soit une hausse de 45% sur ces deux dernières années (chiffres fournis par le ministre de la transition écologique en mars 2019).

En Bourgogne Franche-Comté, 29 sites SEVESO répertoriés seuil haut et 40 sites SEVESO répertoriés seuil bas, éparpillés sur nos huit départements, présentent de forts risques. Dans le Chalonnais, quatre sites sont concernés par la classification SEVESO haut : l'usine de fabrication de désinfectants Bioxal à Chalon-sur-Saône, Sobotram Transports à Crissey, Butagaz à Sennecey-le-Grand et enfin, toujours à Crissey, l'entreprise GE Water-Process Technolgies specialisée dans la commercialisation de produits chimiques et de traitement des eaux et des fluides industriels.

Sans parler des autres sites industriels problématiques, comme celui de l’entreprise Veralia, dont nous venons d’apprendre, grâce aux représentants CGT des salariés de cet établissement, et presque six mois après un incendie survenu en juillet, que des particules d’amiante se propageraient depuis cette date dans la ville de Chalon ... Une situation dont la direction de Verallia avait semble-t-il parfaitement connaissance.

Si c’est le cas, les salariés de l’entreprise comme les Chalonnais potentiellement touchés ont le droit de savoir. L’Etat, quant à lui, doit prendre ses responsabilités. Les citoyens ne sont pas des enfants et ils ont le droit de savoir quels risques ils courent, comment s'y préparer au mieux et s'il est possible de les éviter.

L’Etat doit prendre ses responsabilités. Qu’il enjoigne au préfet de Saône-et-Loire d’informer les citoyens et de lancer immédiatement une opération vérité sur les informations fournies par les représentants CGT des salariés. Il doit donner suite dans les plus brefs délais à leur droit d’alerte pour exiger une enquête complète.

Mourad LAOUES
Conseiller municipal et communautaire Tête de liste Bien Vivre à Chalon 2020

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