Opinion de droite

Josiane Corneloup, députée de la 2e circonscription de Saône et Loire, adresse un "mea culpa, mea maxima culpa"

Suite à l'article d'info-chalon.com, la députée de Saône et Loire a souhaité exercer son droit de réponse.

Suite à l'article d'info-chalon.com publié le 7 octobre dernier, la députée de Saône et Loire a souhaité adresser ce message et le diffuser auprès de nos lecteurs. 

 

"Monsieur,

C'est toujours avec beaucoup d'intérêt que je  prends connaissance des informations proposées par votre site, bien documenté et agréable à consulter. Aussi, ai-je lu avec  une  attention soutenue l'article que vous avez rédigé,  oserais-je préciser, à mes dépens.

Je salue votre sagacité journalistique grâce à laquelle je suis désormais en mesure de corriger ce qui s'apparente à un lapsus calami repéré dans un récent  post Facebook, né sous une frappe tardive, après des journées de travail particulièrement intenses consacrées en grande partie au  projet de loi de finances 2021. (lire l'article d'info-chalon.com)

En effet, je n'ai pas pu " voter une proposition de loi présentée en 2016", puisque, comme vous le remarquez fort opportunément, les électeurs ne m'avaient pas encore accordé leur confiance. Ils ne le firent qu'en 2017  en  m'élisant députée de la deuxième circonscription. Chacun l'aura certainement rectifié spontanément ( je regrette que ce soit la seule remarque que vous ait inspiré mon post ) 


Ma main a hélas fourché  et eût dû frapper "approuvé ou applaudi une proposition de loi" et non "voté".  Errare humanum est!


En 2016, j'étais maire de ma commune et exerçais la profession de pharmacien. Très sensibilisée aux   enjeux de santé et environnementaux, je m'étais alors réjouie des dispositions contenues dans la loi biodiversité de 2016, qui prévoyaient une interdiction des néonicotinoïdes  dès le 1er septembre 2018. C'est avec la même conviction, en mon âme et conscience, fondée sur de multiples études scientifiques, que je me suis cette fois opposée à leur réintroduction en votant «  CONTRE » dans l'hémicycle mercredi dernier . 
J'ai conscience que la filière betteravière connaît des baisses de production du fait de cette interdiction et comprends aisément les difficultés financières que connaissent les betteraviers ; cependant je ne trouve ni cohérent ni responsable le fait de réintroduire les néonicotinoïdes par voie dérogatoire pour une filière spécifique connaissant leur dangerosité. 
Il eût été plus avisé d'affecter les fonds nécessaires à la recherche d'alternatives aux néonicotinoïdes que de céder à la facilité en permettant de nouveau leur usage. Beaucoup aurait pu être fait dès 2016. Force est de déplorer que 4 ans plus tard, nous en sommes toujours au même point!


Je vous renouvelle, cher Monsieur, ainsi qu'à vos nombreux lecteurs,  mes sincères excuses pour cette malencontreuse erreur au droit de laquelle, les élus, contrairement aux éditorialistes,  ne peuvent prétendre. Si j'avais pu imaginer qu'une banale confusion lexicale eût été assimilée à une réappropriation de l'Histoire, avec un grand "H", j'eusse soumis à relecture mon innocent post à un cabinet d'avocats spécialisé aux fins d'obtention de l'imprimatur.    

Mea culpa, mea culpa, mea maxima culpa! 

Je vous prie, cher Monsieur, d'agréer l'expression de mes respectueuses et dévouées salutations. 

  

Josiane CORNELOUP
Députée de Saône-et-Loire
2ème circonscription
Commission des affaires sociales
Conseillère départementale 
du canton de Charolles

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