Opinion

Pour le député de Saône et Loire, Rémy Rebeyrotte, "le débat sur le fond et les négociations avec les partenaires sociaux peuvent enfin commencer"

Communiqué de presse

Le Premier Ministre a posé aujourd’hui sur la table son projet concernant la réforme des retraites, nouveau pacte entre les générations, fidèle à l’esprit des fondateurs de notre système par répartition et du Conseil National de la Résistance ; un nouveau régime unique qui corrige les injustices et inégalités constatées, tient compte des nouvelles trajectoires de carrière, plus mobiles, et des nouvelles pénibilités.

Il a insisté sur 3 qualités :

• Universalité : à l’exception de quelques professions où le risque, les lourdes contraintes et la pénibilité sont avérées (forces de sécurité, personnel hospitalier, etc), tout le monde bénéficiera du même régime de retraite lui permettant de passer plus facilement d’une profession à une autre. Autre conséquence : fin du régime en difficulté du fait d’une démographie défavorable dans une profession, comme c’est le cas aujourd’hui, en fonction des métiers et des statuts. Avec le système universel à points, plus par trimestre, nous irons vers un système par répartition enfin abouti où chaque heure travaillée permet d’acquérir des droits, où les primes seront enfin prises en compte. La valeur du point, gérée par les partenaires sociaux, sous contrôle du Parlement, aura deux règles d’or : elle ne pourra pas baisser et sera indexée sur l’évolution des salaires (enfin !). Il sera donc mis fin progressivement aux régimes spéciaux injustifiés, favorables ou défavorables.

• Equité et justice sociale : une retraite minimum de 1 000 euros net par mois sur la base d’un plein temps au SMIC sera instituée. Les femmes, premières victimes de la précarité avec les plus jeunes, seront largement gagnantes : compensation de la maternité à 100%, points supplémentaires dès le premier enfant, réversion à hauteur de 70% des ressources du couple pour les veuves, aménagement de la décote. Par ailleurs, une  contribution plus élevée, dite « cotisation de solidarité » sera mise en place pour les revenus supérieurs à 120 000 euros par an.


• Responsabilité : glissement, mais progressif, vers un âge pivot de départ à la retraite sans décote à 64 ans, à l’échéance 2027, l’âge légal de départ restant à 62 ans, avec le renforcement des possibilités de départ anticipé pour les carrières longues (ceux qui ont travaillé avant 20 ans) et en fonction de la pénibilité (baisse du seuil pour le travail de nuit, notamment à l’hôpital). Progression, à partir de 2021, des rémunérations des enseignants dès le début de carrière pour qu’ils conservent leur même niveau de retraite et réserves des régimes des professions libérales, commerçants et artisans, comme fonds de garantie pour leurs futures retraites.

Sur le calendrier, les nouveaux travailleurs entièrement concernés par la réforme sont ceux qui entreront sur le marché du travail en 2022. Ceux nés avant 1975 ne seront pas concernés. Ceux nés après 1975 auront un régime mixte, actuel et nouveau, pour les seules années travaillées après 2025.

Le projet de Loi sera devant le Parlement, après présentation en Conseil des Ministres, fin février.

Le futur régime universel sera plus solide, plus simple, plus lisible, plus juste, plus solidaire envers les femmes, envers les petites retraites, envers les professions indépendantes. Ce sera un vrai régime universel de retraite par répartition, ce que souhaitaient faire nos aînés dans l’après-guerre, avant que les branches se divisent et que certains intérêts particuliers l’emportent au fil des années sur l’intérêt général.

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