RENTREE DES CLASSES - Le SNEC-CFTC fixe ses conditions pour une rentrée sereine

Le 13 avril, le Président de la République a annoncé la réouverture progressive des établissements scolaires à compter du 11 mai. Invité de France 2 le 14 avril au matin, le Ministre de l’Education nationale a précisé que les écoles, collèges et lycées étaient concernés (sauf les élèves de BTS et de CPGE). Il n’a apporté aucune précision concernant les internats et les restaurants scolaires.

 

Cette réouverture doit être progressive mais aucun objectif et aucune modalité ne sont précisées : le Ministre a besoin de deux semaines pour définir les critères qui seront pris en compte pour décider de rouvrir : région, niveaux d’enseignement, configuration des locaux, etc.

 

Cette annonce montre un nouvelle fois l’impréparation de nos dirigeants et pose de nombreuses questions en matière de protection des agents de l’Etat et des salariés des établissements.

 

Faut-il prendre le risque de relancer l’épidémie en voulant rouvrir les établissements immédiatement à la sortie du confinement quand on connait la contagiosité du virus et le taux de létalité ?

Pour le Snec-CFTC, une vie humaine n’a pas de prix.

 

Le Snec-CFTC ne cautionnera pas un retour dans les établissements sans un niveau de protection suffisant pour assurer la sécurité des personnes (enfants compris). Les écoles sont un lieu de brassage des élèves et penser qu’ils respecteront tous et en permanence les gestes barrières est illusoire.

Le Snec-CFTC exige donc :

- que des masques FFP2, du savon et du gel hydroalcoolique pour l’hygiène des mains, du désinfectant pour le matériel et le mobilier, des blouses lessivables à 60 °C soient disponibles en nombre suffisant pour être renouvelés en tant que de besoin ;

- que seuls les locaux équipés d’une VMC soient habilités à recevoir du public, car les seuls susceptibles d’éviter la stagnation des aérosols ;

- une limitation du nombre de personnes par m².

Pour le Snec-CFTC, tester chaque élève et chaque adulte préalablement à la reprise (demande du CHSCT ministériel, enseignement public) est nécessaire mais insuffisant en raison de l’hyper-sociabilité de nos jeunes et du fait du caractère souvent asymptomatique du Covid-19 chez eux. Il faut des tests de dépistage hebdomadaires sinon quotidiens.

 

Se pose également la question du traitement réservé aux personnes à risque ou vivant avec une personne à risque. Et celle de l’accompagnement psychologique des jeunes (les enseignants ne sont ni psychologues ni assistantes sociales) et des adultes eux-mêmes puisqu’ils devront exercer dans un contexte particulièrement anxiogène.

 

Le Snec-CFTC demande au Ministre d’assumer sa responsabilité d’employeur en associant les syndicats représentatifs aux échanges portant sur les conditions de sécurité des personnes.

 

Le Snec-CFTC exige donc préalablement à toute reprise des temps d’échange officiels entre le Ministère, les syndicats représentatifs et les responsables de l’Enseignement catholique et des réseaux afin de cadrer clairement les conditions et modalités de réouverture. Il exige également un mode de régulation, de contrôle et de sanction en cas de mise en danger des maîtres qui sont confiés aux établissements privés.

 

Si ces conditions ne sont pas toutes respectées, le Snec-CFTC ne pourra pas cautionner la réouverture souhaitée par l’exécutif et soutiendra les collègues concernés qui feront valoir leur droit de retrait.

 

Lien vers la lettre au ministre :

 

https://www.facebook.com/100001566030390/posts/3062123583849813/?d=n

 

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