Opinion

A Mayotte des élus détournent des bons alimentaires à leur profit !

Le 101e Département français, l’île au Lagon bleu de Mayotte victime de détournement de bons alimentaires par les élus communautaires peu scrupuleux et à des fins électoralistes.

Mardi 19 mai 2020 au matin, la Ministre de l’Outre-Mer, Annick Giradin ( la MOM comme se plaisent à dire les Mahorais) est venue rendre compte, de façon presque imprévue, de l’état des lieux sur l’île en matière de gestion du Covid. On le sait ce département reste classé rouge et le pic de l’épidémie est prévu ce jour 20 mai, voir demain 21 mai 2020. Cette visite a permis d’apporter des renforts en personnel médical, du matériel d’urgence respiratoire et des masques. Outre le Covid, l’île doit gérer une autre épidémie, la Dengue, transmise par la piqure d’un moustique.

Il faut savoir que le mot « confinement » est quelque chose de très aléatoire dans l’île quand on connait certaines conditions de vie des habitants. Pas facile de vivre confiné quand le cadre de cette vie est une baraque en tôle, que les conditions d’hygiène sont bien loin de ce qui est demandé ne serait-ce que par l’absence d’eau dans les foyers.

Comme en Métropole la vie s’est arrêtée dès le premier jour de confinement. les entreprises, les commerces, les écoles, la vie associative ont du cesser leurs activités. Cependant une organisation s’est petit à petit créée pour venir en aide aux plus affectés et aux plus malheureux. Des associations humanitaires, sociales, éducatives se sont mobilisées, autour des Centre Communaux d’Action Sociale (CCAS) des différentes collectivités que ce soient les communes ou les communautés de communes.

Des actions ponctuelles ont permis de recueillir des fonds, lesquels se sont transformés en bons alimentaires afin qu’ils soient distribués, par les agents patentés des CCAS, voir les associations, auprès des personnes en difficulté. Un rôle social des plus logique, que l’on connait et gère parfaitement en Métropole au sein des CCAS, ou autres associations à caractère humanitaire.
Une association a même mis au point un système tout simple pour permettre aux habitants de se laver les mains avant et après avoir fait leurs courses dans les magasins de première nécessité.

D’autres ont pu recueillir des fonds en faisant une inter-action sportive entre Métropole et territoire, faire 101 km pour le 101e département français tout en versant un don par kilomètre parcouru. Un exemple parmi d’autres pour avoir quelques ressources et confectionner des bons alimentaires afin de les remettre, comme prévu aux différents CCAS par le canal de la Collectivité.

Mais quelle surprise d’apprendre que ces bons alimentaires ont été interceptés par certains élus, contre l’avis des Directeurs des CCAS, afin d’aller eux-mêmes les distribuer aux personnes de leur choix et ce dans le seul but de faire leur « campagne électorale ». Mettant cette action à leur seul profit et négligeant totalement tout le travail fait par les CCAS et les associations locales qui avaient réussi à collecter quelques 27000 euros.

Une démarche élective qui a choqué de nombreuses familles qui auraient pu être bénéficiaires, sachant que certaines ont aussi refusé de recevoir les bons en soulignant qu’ils ne votaient pas pour de tels élus disons-le, sans scrupule et sans conscience.
Le plus grave dans cette affaire, est le désarroi des directeurs de CCAS qui, avec leurs équipes et les associations ont joué leur rôle social, en liaison également avec l’ARS de Mayotte. Un directeur offusqué d’une telle démarche politique, est menacé de licenciement, par un de ces élus corrompus, ce qui met la communauté de cette petite ville hors d’elle.

La personne qui nous a donné cette information disons le « scandaleuse », vit et agit sur le territoire de l’île de Mayotte depuis quelues années. Par son appel téléphonique elle nous a fait comprendre quelle ne pouvait pas se taire face à de tels agissements, lesquels semblent sinon courants mais fréquents.

Que cet appel à une justice sociale soit entendue sur l’île et aussi en Métropole afin cet état de fait remonte au plus haut niveau de l’Etat, peut-être par la voie de Parlementaires dont c’est le rôle et que des sanctions soient prises auprès de ces personnages qui ne méritent pas d’être des élus de la République, et n’hésitons pas à le redire pour qui la corruption est une raison de vivre …. aux dépens des autres et en l’occurrence de plus malheureux.

JC Reynaud

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