Saône et Loire

CORONAVIRUS - Un taux de positivité qui passe à 5 % en Saône et Loire

Il n'y pas si longtemps, ce même taux de positivité était de 1,2 %. Il est bon de préciser que positif au covid ne veut pas dire que vous êtes malades pour autant...

Communiqué de l'ARS Bourgogne-Franche Comté

COVID-19 EN BOURGOGNE-FRANCHE-COMTE :

Chacun a le pouvoir d’agir pour lutter contre l’épidémie

 

Le coronavirus circule activement en Bourgogne-Franche-Comté où six départements sont désormais classés en alerte. La reprise de l’épidémie commence à peser sur les hôpitaux. Préserver leurs capacités passe par la mobilisation responsable et solidaire de toute la population.

Les établissements de santé de Bourgogne-Franche-Comté prennent en charge 121 patients atteints de formes graves du coronavirus, dont 29 en réanimation, ce qui représente près de 15% des capacités régionales normales de réanimation.
Les hôpitaux s’approchent du seuil au-delà duquel ils seront contraints de déprogrammer des interventions non urgentes pour faire face.

Santé publique France recense depuis le début de l’épidémie 1 086 décès en milieu hospitalier et 657 en établissements médico-sociaux. 4 306 retours à domicile après hospitalisation sont par ailleurs répertoriés.

La moyenne des hospitalisations (11 par jour, entre 2 et 3 par jour en réanimation) confirme l’accélération significative du rythme de l’épidémie, dont l’impact reste différencié suivant les territoires.

Des situations contrastées

6 départements sont désormais placés en alerte, l’Yonne ayant rejoint la Côte-d’Or, le Doubs, la Nièvre, le Territoire de Belfort et la Saône-et-Loire.

C’est en Côte-d’Or (environ 110 cas pour 100 000 habitants) que l’incidence hebdomadaire reste la plus élevée, bien au-delà du seuil d’alerte de 50/100 000, en particulier dans la métropole de Dijon (plus de 150/ 100 000 habitants). Le taux de positivité des tests se monte par ailleurs à plus de 7% dans le département.

Dans l’Yonne et la Saône et Loire, l’incidence est supérieure à 60 /100 000 avec respectivement un taux de positivité de 7% et de 5%, témoignant d’une circulation intense du virus.

Le Doubs reste au-dessus du seuil d’alerte avec une incidence qui se stabilise ces derniers jours à moins de 60/100 000 habitants et un taux de positivité de près de 5%.

La situation se détériore en revanche dans le Jura, qui s’approche du seuil d’alerte avec une incidence de plus de 45/100 000 et un taux de positivité des tests de près de 5%.

Dans la Nièvre et le Territoire de Belfort, l’incidence s’établit ces derniers jours autour de 30/100 000 habitants, avec un taux de positivité inférieur à 3%.

La Haute Saône reste le département de la région où l’incidence est la plus faible, de l’ordre de 20/100 000 habitants, avec un taux de positivité de moins de 3%.

Le nombre de tests pratiqués sur une période de 7 jours reste élevé (plus de 40 000) mais néanmoins en baisse par rapport à la précédente période, où il dépassait 50 000.
Un effet notamment de la politique de priorisation de l’accès au dépistage mise en place par les laboratoires de biologie médicale, qui a permis de réduire les délais de rendu des résultats de tests.

L’efficacité du dépistage constitue l’un des piliers de la lutte contre l’épidémie, qui repose également sur le « alerter-protéger » conduit par les médecins généralistes, l’Assurance maladie et l’ARS, pour casser le plus rapidement possible les chaînes de transmission du virus.

Le nombre de signalements de regroupements de cas ou de situations en collectivités se monte à près de 1 600 depuis la sortie du confinement, environ 640 restant en cours d’investigation, de traitement ou de suivi, dont 14 clusters.

Une vigilance de tous les instants

La mobilisation collective reste l’autre pilier de cette lutte contre le virus : respect des règles de distanciation, port du masque, lavage des mains - gestes barrières à répéter en toutes circonstances, limitation des interactions sociales...

L’ARS en appelle une nouvelle fois à la vigilance dans tous les actes de la vie quotidienne : au travail et à l’école, dans les transports comme à la maison, au cours des sorties, de la pratique du sport et des loisirs, comme au sein de son cercle de parents et d’amis.

Chacun a le pouvoir d’agir pour faire en sorte que le virus circule moins et ait donc moins d’occasions de toucher les plus fragiles.

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