Châtenoy le Royal

La LPO Côte-d'or-Saône-et-Loire sur son 31 pour monter quatre à quatre les marches devant la conduire dans tout le 71

Aux portes de Chalon-sur-Saône, soit dans le quartier des Rotondes (au n° 6 de la rue Pierre-Semard) dépendant de la commune de Châtenoy-le-Royal , la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux) Côte -d’Or-Saône-et-Loire a aménagé son nid moyennant la redevance d’un loyer modéré auprès de l’instance municipale depuis le mois d’octobre 2018, à l’intérieur de locaux associatifs. Des conditions idoines pour être une garante de première des intérêts ailés en premier lieu, aussi bien in situ qu’ex situ.

Salariés et bénévoles en regard de l’immensité des tâches à accomplir vertueusement

Le 27 juin 2018 est une date saillante dans l’esprit de celles et ceux qui font du gringue à l’avifaune dans le Chalonnais, puisqu’elle correspond à l’émancipation de la LPO Côte-d’Or, laquelle a étendu ses statuts à la Saône-et-Loire. Les destins de l’une et de l’autre sont par conséquent désormais intimement mêlés, neuf salariés en constituant le noyau dur.

Valeurs sûres de la nouvelle émanation comptabilisant quelque mille adhérents et qui prendra place d’ici un an et demi ou deux dans une structure qui sera la LPO Bourgogne-Franche-Comté, se désossant du coup en délégations départementales, deux permanents qui sont autant de chargés d’études, oeuvrant à 100% en faveur de la LPO.

Excusez du peu, ils ont comme champ d’investigation l’ensemble du département ! Il y a Brigitte Grand, aux très nombreuses années en faveur de la découverte et de la restitution des composants environnementaux agrégés à la gent ailée (son militantisme dans des associations remonte à l’époque où elle était étudiante), et Alexis Révillon, dont c’est la huitième année en tant que salarié, indépendamment de celles vécues comme bénévole, également en phase avec la nature sauvage depuis des lustres, et qui a en particulier pris part en 2016 à l’évaluation des oiseaux batifolant dans le secteur de l’étang Chaumont à Châtenoy.

Appointés, on l’a vu, cependant bénévoles par-dessus le marché lorsque les circonstances l’exigent, secondés par des éléments juste mus par la passion à l’état brut. Parlons un tantinet nombres. Au plan national la LPO, présente dans quatre-vingts départements, recense cinquante mille adhérents. Les refuges forment son action la plus spectaculaire, il en existe plus de vingt-cinq mille. Par ailleurs L’OISEAU MAG vit sa vie grâce à trente mille abonnés, avec en complément les revues l’OISEAU MAG Junior et Ornithos.   

Au four et au moulin

Parmi les préoccupations du tandem de naturalistes, le suivi et la protection des busards cendré et des roseaux, classés en liste rouge. D’autre part, à noter une grosse opération de communication afférente à la Basse vallée du Doubs. Quatre cent cinquante personnes ont été ainsi sensibilisées au cadre de vie et aux devoirs à respecter  afin de ne point attenter irrespectueusement au patrimoine naturel. Autre exemple, la descente de la Loire sur quatre-vingt-dix kilomètres en canoë pour les duettistes, aidés par une tierce personne, histoire de répertorier les trois principales colonies de sternes. Quant à l’agenda nature (en prendre connaissance sur le site : https://cote-dor.lpo.fr/IMG/pdf/agenda_nature_lpo_cote-d_or_ _2019.pdf) il s’annonce étoffé pour 2019 : cent quarante activités, avec l’immense majorité en Côte-d’Or, contre vingt-cinq en Saône-et-Loire. Conférences, animations, sorties nature libres et gratuites, ateliers de formation, chantiers…Pour faire partie de la maison LPO, convient-il de cotiser à l’échelon national, et en fonction de son adresse on est affecté à l’association locale. Il est même permis d’adhérer simplement par téléphone. 

Ah, si le département consentait à tisser des liens…

Alexis jette les fondations de l’exercice 2019 qui, tout compte fait, n’avoisine pas la mince affaire. «Cette année nous aimerions enclencher une dynamique associative. L’objectif sera de rencontrer les adhérents, et qu’ils s’impliquent dans la vie quotidienne, fassent vivre le local, où il y a un coin bibliothèque. Nous sommes des coordinateurs, des chefs d’orchestre, mais ce sont les bénévoles qui doivent prendre les choses à bras-le-corps. On voudrait des ateliers dédiés à la confection de nichoirs, que les scolaires viennent…Ce qui est important également, c’est de mettre en place des partenariats avec des communes, communautés de communes, le département de Saône-et-Loire, être soutenus de plus par ce dernier. » Dans le 71, en un an 50.000 données ont été enregistrées à propos de la faune, en associant la Côte-d’Or, cela donne près de 200.000 renseignements !  

Donnant-donnant, gagnant-gagnant, donc des contreparties, signes tangibles de la gratitude

Le fait de disposer d’un emplacement positif à plusieurs égards à Châtenoy, entraîne par répercussion le renvoi de l’ascenseur. Il entre dans les intentions des deux fers de lance de créer des refuges LPO à l’intérieur de la commune, de réaliser des expertises conjointement avec les services concernés du cru, de réfléchir à l’amélioration de la biodiversité à l’image de la fauche tardive, et bien sûr, de provoquer des animations à l’adresse du grand public et des scolaires.

L’atlas de biodiversité communale

De l’or en barres pour tout zoologiste qui se respecte, ledit atlas –gratuit pour les communes de moins de mille habitants- permet, une fois finalisé, de savoir quelles sont les espèces qui peuplent l’espace imparti. Le mode d’emploi ?  Il suffit de candidater auprès de la LPO, et ensuite, un an durant, les citoyens sont incités à inventorier la faune de leur jardin, après une réunion de présentation. Une sorte de fête de la nature débouchant sur un document très parlant. Cela peut être mis très rapidement en place.

Deux communes en bénéficieront en 2019 : Saint-Mard-de-Vaux, et Sermesse. Un choix volontairement effectué pour que ce soit deux communes aux antipodes l’une de l’autre en matière de milieu naturel. Les inscriptions sont ouvertes pour 2020…et des financeurs seraient les bienvenus…Pour la petite histoire, l’atlas existe depuis 2014 en Côte d’Or, et à ce jour près de quarante communes ont souscrit à l’initiative.

                                                                                                     Michel Poiriault

                                                                                                    poiriault.michel@wanadoo.fr 

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