Edito

Une Journée internationale des droits des femmes, ce n’est rien mais si cela crée du lien, je veux bien !

Chaque année, il m’est donné l’opportunité de préparer une série d’articles intitulée ‘Femmes à l’honneur’ pour Info Chalon. Elle est pour moi, un moment privilégié de rencontres et d’échanges, durant lesquels naissent même parfois des amitiés. Oui mais voilà… 

En ce qui concerne cette Journée internationale des droits des femmes, je crois qu’il faut en finir définitivement avec cette question - cette question du genre - qui nous empêche d’avancer. En tant qu’individu, et non en tant que femme ou homme, j’ai comme tous mes congénères, des droits et des devoirs. Tous les individus doivent être égaux, nous dit-on. J’ai grandi sous la bannière « Liberté, égalité, fraternité » ; « dignité » ajoute très justement le sociologue Alain Touraine. 

Lorsque notre devise est bafouée, c’est la loi qui doit intervenir. L’avancée pour l’égalité passerait donc par une pénalisation sans ménagement des actes ou paroles portant atteinte à l’intégrité physique et/ou morale de toute personne quelle qu’elle soit ; le non-respect de ces devoirs essentiels entraînant alors une sanction systématique. Ainsi, violences, insultes de toutes natures, discriminations, traitements différenciés à compétences ou niveaux de responsabilités égaux feraient enfin l’objet de poursuites fermes et non négociables.  

Si l’éducation, de par la transmission de valeurs humanistes et la sensibilisation à ces sujets, reste néanmoins un vecteur important pour voir progresser notre société vers un mieux vivre ensemble, pourquoi en arriver à un changement des mentalités par la force ? Parce que l’homme est un animal politique et qu’il nous faut bouger les lignes de manière urgente maintenant ! En effet, au XXIe siècle, ce débat ne devrait plus être ! Toute notre attention doit être tournée vers une autre cause ; j’entends par là, changer nos modes de consommation, rétablir les équilibres écologiques perturbés par la main de l’homme. C’est le combat que tous nous devons avoir en point de mire pour les années à venir.

En ce qui concerne l’intégrité physique et/ou morale des personnes, c’est la République qui doit être le garant du « bien vivre ensemble », ce qu’elle ne fait malheureusement pas ! Le pouvoir à qui j’ai confié une part de liberté pour une part de sécurité, manquerait-il à ses obligations ? Je suis bien plus qu’une femme ou un homme, je suis un individu qui fait partie d’un ensemble que l’on a tort de vouloir diviser en groupes, voire pire, en sous-groupes. Il faudrait faire de cette journée internationale des droits des femmes, une journée pour tous, pour réfléchir si les droits des personnes sont respectés, en France comme de par le monde et nous demander, si nous, endossant trop souvent le rôle de donneurs de leçons, nous portons haut et fier, notre devise !

SBR

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