Chalon sur Saône

DEPARTEMENTALES - CHALON 3 - Sandra Gaudillère et Ivan Maréchal appellent à de réels changements pour répondre aux enjeux de justice sociale et de transformation écologique

Candidats du Printemps Chalonnais pour le canton de Chalon 3, Sandra Gaudillère et Ivan Maréchal abordent leurs priorités : action sociale, projets éducatifs, égalité femmes-hommes et pratiques démocratiques. Plus de détails avec Info Chalon.

À trois jours du premier tour des élections départementales, Info Chalon est allé à la rencontre de Sandra Gaudillère et Ivan Maréchal, les candidats du Printemps Chalonnais sur Chalon 3, canton qui comprend Châtenoy-le-Royal et des quartiers de Chalon-sur-Saône, à savoir les Aubépins, Bellevue, Boucicaut, Les Charreaux, Saint-Cosme et Saint-Gobain.


Le binôme est accompagné des remplaçants, Marie-Josèphe Grosjean et Jean-Michel De Almeida.


«Le temps est venu de porter des politiques innovantes qui permettent de renforcer l'indépendance et l'épanouissement de chacun, de réellement engager la transformation écologique et de raviver nos pratiques démocratiques».


Voici ce qu'il apparaît sur le tract de cette liste soutenue par le Parti Communiste Français (PCF), la France Insoumise (FI) et la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS).


Et justement de pratiques démocratiques, il en sera question avec les deux candidats mais aussi ils évoquent également l'aspect social, éducatif et l'égalité femmes-hommes.


«Comme tout le monde le sait, une des grandes compétences du département, c'est l'action sociale», dit la candidate titulaire.


Pourtant, selon elle, l'aide sociale à l'enfance reste le maillon faible de l'action sociale en Saône-et-Loire, citant l'exemple des 48 ordonnances de placements provisoires en attente, faute de familles d'accueil ou de places en foyer.


«Une situation des plus préoccupantes car ils restent dans leurs familles avec tous les risques que cela comporte et pourtant, c'est de la responsabilité du département de s'occuper de ces mineurs», dénonce-t-elle, «il y a un vrai travail à faire pour les encadrer et les faire grandir surtout que le but ce n'est pas qu'ils grandissent en foyer mais d'en faire des futurs adultes qui vont bien».


Toujours sur la question de l'action sociale, la candidate propose de former les personnels à la problématique du handicap.


«La plus grosse dépense du département ce sont les frais de fonctionnement», intervient Ivan Maréchal.


Comme le rappelle ce dernier, le département accompagne les habitants de la petite enfance à la fin de vie.


«De la PMI à l'EHPAD, si je puis dire», ajoute-t-il.


«Concernant cet enjeu de la précarité de la jeunesse, entre 18 t 25 ans, il n'y a pas d'aide!», dénonce le candidat titulaire.


Parmi les pistes à explorer, Ivan Maréchal propose d'expérimenter l'extension du RSA à cette tranche des 18-25 ans.


«Une expérimentation qu'on voudra suffisament longue pour en voir les effets bénéfiques», précise le candidat, «nous mettrons également un débat le revenu inconditionnel».


«Les personnes âgés ne doivent pas être vus comme des personnes qui vont mourir, ce sont surtout des gens qui ont besoin d'une vie sociale!», pointe du doigt Sandra Gaudillère.


«Qu'est-ce qu'on fait pour que les personnes âgées sortent de leur isolement?», demande-t-elle.


«On a très peu travailler les maillons qui précèdent l'EHPAD», note Ivan Maréchal.


Les candidats proposent une tarification dégréssive pour les EHPAD selon les revenus.


«Le placement en EHPAD doit rester le dernier recours», prévient le candidat avant de céder la parole à Sandra Gaudillère qui s'est penché sur l'aspect éducatif.


«La pandémie a montré l'importance de rénover les collèges», explique-t-elle.


Pour la candidate, la végétalisation des collèges est importante surtout que «les cours bétonnées et de nombreux élèves, ça reste compliqué».


Autre point abordé concernant l'éducation, la place des élèves dans un collège...


Selon la candidate, l'espace du collège est «genré». Pour le binôme, il faut redéfinir le collège de demain.


«Il ne faut pas se contenter de mettre des arbres et refaire la climatisation», précise le candidat.


«Naturellement, l'espace est principalement occupé par les garçons même si ce n'est pas encore très marqué au collège mais il faut en tenir compte», indique Sandra.


Les candidats nous expliquent que le Conseil départemental peut mettre en place des animations à destination des jeunes en tenant compte de leur avis en les soutenant dans leurs démarches et initiatives.


«Il faudrait augmenter l'enveloppe destinée aux enseignements. Le département, ce n'est pas que l'entretien des collèges, nous voulons aller plus loin en mettant en place un accompagnement plus appuyé des initiativesdes équipes pédagogiques et des élèves», estime Ivan.


«Le département est employeur, les métiers de soin et les équipes chargées de l'entretien des collèges sont essentiellement composés de femmes alors que les équipes dirigeantes restent majoritairement masculines. Donc, nous serons attentifs aux salaires et aux conditions de travail. Certes, il y a une une grille de salaires. En théorie, on est payés pareil mais dans les faits, le déroulement de carrière fait toute la différence», nous indique la candidate, «il faut faire évoluer les mentalités!»


Le département doit jouer un rôle dans l'égalité femmes-hommes en soutenant les acteurs de terrain.


«Le département ne doit pas QUE faire mais aussi aider à faire!»


Toujours concernant les pratiques démocratiques, la liste Le Printemps Chalonnais pense que les habitants du département peuvent être force de proposition.


«Les idées ne doivent pas venir que du Conseil départemental», affirme Ivan Maréchal.


Concerant la mise en œuvre de ces idées, pour Sandra Gaudillère, «tout reste à inventer!»

 

 


Karim Bouakline-Venegas Al Gharnati