Chalon sur Saône

DEPARTEMENTALES - CHALON 2 - Réunion publique de la liste «Ensemble pour un département écologique et social» à la Salle Thévenin

La liste «Ensemble pour un département écologique et social» tenait sa dernière réunion publique à la Salle Thévenin, sur l'Île Saint-Laurent. Plus de détails avec Info Chalon.

C'est dans la Salle Thévenin, sur l'Île Saint-Laurent, que les candidats de la liste «Ensemble pour un département écologique et social» tenaient leur dernière réunion publique hier, jeudi 17 juin, à 18 heures 30.


En unissant leurs forces, les branches locales du Parti Socialiste (PS), du Parti Radical de Gauche (PRG) et d'Europe Écologie Les Verts (EELV) ont décidé de porter une candidature commune aux élections départementales qui auront lieu pour le premier tour, ce dimanche 20 juin, en même temps que les régionales.


La liste «Ensemble pour un département écologique et social» a pour candidats titulaires, l'écologiste Christine Laoues (EELV) et le socialiste Sébastien Lagoutte (PS). Quant aux candidats remplaçants, il s'agit d'Isabelle Gandon, issue de la société civile, et Arnaud Barras (PRG).


«Je suis mère et grand-mère et je suis inquiète pour l'avenir (...) nous sommes prêts à triompher avec vous!» (Christine Laoues)

«Nous sommes très heureux de vous présenter cette liste d'union des forces de gauche et de citoyens engagés» (Sébastien Lagoutte)


«Je suis une citoyenne engagée et c'est super important que les citoyens puissent avoir leur mot à dire (...) il y a de vraies idées et faciles à mettre en œuvre» (Isabelle Gandon)


«Mon engagement est une évidence» (Arnaud Barras)


Après s'être présentés à tour de rôle, les candidats sur Chalon 2 ont rappelé les enjeu de ces élections départementales dans tous les domaines qui intéressent de prés les habitants du plus petit canton de Saône-et-Loire.


«Il faut soutenir les personnes les plus fragilisées», dit le candidat titulaire, donnant le la de la première thématique : les solidarités.


Pour Arnaud Barras, le département a pour mission d'«accompagner et protéger celles et ceux d'entre nous qui en ont le plus besoin».


Le candidat remplaçant indiquait que les solidarités humaines, c'est 428 millions d'euros sur 510 millions, soit 70 % du budget du département.


Qualifiant le département d'«institution de la solidarité», ce dernier identifie 3 blocs de compétences : personnes âgées et personnes en situation de handicap, enfance et famille et l'insertion.


Concernant les personnes âgées et les personnes en situation de handicap, le candidat rappelle dans le département, 7000 personnes bénéficient de l'APA* en établissements et 10 000 à domicile.


«Nous avons 14 % des plus de 75 ans qui sont bénéficiaires de l'APA en Saône-et-Loire et 53% des bénéficiaires de l'APA ont plus de 85 ans», précise-t-il.


À l'issue de cette première thématique, nous apprenons également que l'accompagnement des personnes en situation de handicap, c'est 24 000 bénéficiaires en Saône-et-Loire.


Après avoir évoqué l'aide au transport des élèves, c'est le 2ème bloc de compétences de l'action sociale du département, enfance et famille, qui est abordé...


Tour à tour, l'aide sociale à l'enfance, la PMI, le versement d'allocations familiales pour «certains ménages qui sont dans des situations de précarité sévère» ou la lutte contre les violences familiales ont été débattus.


Dernier bloc de compétences abordé, l'insertion...


10 000 personnes sont bénéficiaires du RSA en Saône-et-Loire.


«Une de nos missions est aussi de simplifier les démarches, les demandes d'aides qui sont d'une complexité sans nom et c'est un de nos engagements d'aider», rappelle le candidat remplaçant.


«La pandémie nous oblige à repenser collectivement notre dispositif d'accompagnement et notre conception de la solidarité. Dans une société bienveillante envers les plus faibles, c'est tout le monde qui va mieux», poursuit-il.


Profitant du fait que la question des personnes en situation de handicap soit posée, Sébastien Lagoutte a fait part de son expérience où grâce à un casque, il s'est glissé dans la peau d'un malvoyant et a vu comment le quotidien de celui-ci est plus que compliqué à Chalon-sur-Saône quand on veut par exemple, prendre les transports en commun ou simplement se mouvoir dans les rues de notre ville.


«J'ai littéralement vécu un calvaire! (...) avec un peu de volonté, il est possible d'améliorer les choses», estime le candidat titulaire.


Place aux focus sur les personnes âgées et sur la gériatrie que «la pandémie a malheureusement mis en exergue la problématique des EHPAD au niveau du grand public».


«Le département aide à régler l'hébergement des personnes âgées lorsque les ressources et l'aide apportée par les enfants n'est pas suffisante», continue ce dernier.


Arnaud Barras évoquera également le problème des listes d'attente des personnes en perte d'autonomie, notamment en ce qui concerne les places du public allouées aux personnes sans ressources «mais le problème n'est pas si simple car forcément, ceux qui n'ont pas de ressource ne peuvent pas payer. Et surtout nous avons des gens très dépendants chez eux qui malgré le versement de l'APA dont le maintien à domicile s'avère très difficile sans parler de la solitude et les troubles démentiels».


«Si on veut prendre soin des personnes âgées, il faut revaloriser le métier d'auxiliaire de vie», intervient Sébastien Lagoutte.


Arnaud Barras propose notamment la constitution des états généraux départementaux de la gériatrie.


Selon le candidat, il est «urgent de revoir la tarification des EHPAD», notamment concernant le fonctionnement budgétaire.


«Le prix n'est pas à la hauteur des prestations proposées», affirme-t-il.


La liste propose notamment de baisser les tarifs des EHPAD, de créer plus de places ou instaurer une réelle gouvernance par les résidents et les familles «pas un simulacre comme le CVS».


«Nous sommes les habitants de la cité, à nous de nous occuper de nos aînés!», lance-t-il.


Pour les candidats de cette liste, il est plus qu'urgent de lutter contre les déserts médicaux.


Parlant du Centre départemental de santé, Arnaud Barras dit souligner cette bonne initiative.


«Je sais qu'on est à l'ère de la punchline mais pourquoi ne pas reconnaître que le centre de santé est une bonne initiative de la majorité départementale? Ça représente quand même 8,5 millions d'euros de fonctionnement et mobilise 60 médecins sur les 5 centres du département», indique-t-il.


«Le quartier de l'Île Saint-Laurent est à réhabiliter, pourquoi ne pas y implanter un centre de santé? En tout cas, cette initiative est à intensifier. Je pense qu'il répond à un besoin des jeunes médecins de pratiquer une médecine libérale salariée», conclut le candidat avant de céder la parole à Christine Laoues.


«La santé passe aussi par une bonne alimentation», lance la candidate titulaire.


Évoquant la question de création d'un centre de gestion de risques.


«Cette structure serait d'abord employée à informer les habitants du département. Il faudra mettre en place des exercices à grande échelle et se servir des médias locaux pour les informer des différents risques», propose-t-elle.


Pour Christine Laoues, il faut créer des postes d'éducateurs et de médiateurs.


«Il faut réinvestir l'espace public!»


Sébastien Lagoutte insiste sur le fait que la sécurité n'est pas de la compétence du département «et pourtant cette thématique est au centre du débat pour de nombreuses listes adverses».


«Si on veut traiter le mal à la source, luttons plutôt contre le décrochage scolaire et la précarité qui sont des domaines de compétence du département», affirme la candidate titulaire.


Christine Laoues a fait part des difficultés que rencontre le collège Camille Chevalier, proposant entre autres la végétalisation des collèges et la distribution de protections hygiéniques.


«Il faut s'atteler à ce grand dossier "Collège"!», déclare la candidate.


Après avoir évoqué la question des petits commerces, Arnaud Barras est revenu sur la question des pompiers qui sont l'exemple d'un «engagement citoyen noble».


Il y a 80 % de bénévoles parmi les pompiers de Saône-et-Loire.


Abordant la problématique des interventions de jour, le candidat remplaçant propose de réduire les taxes d'une entreprise qui emploie un pompier pour qu'il puisse intervenir en journée.


Sébastien Lagoutte termine par une observation concernant l'action sociale, que la droite et l'extrême-droite veulent chasser les fraudeurs de la CAF alors que 36 % des personnes qui pourraient bénéficier du RSA ne le réclament pas et 7 salariés sur 10 qui pourraient en bénéficier en tant que complément de salaire ne le réclament pas non plus.


«Oui, on a pris les leçons des municipales et on continuera à travailler ensemble!», conclut Christine Laoues.


La réunion fut intéressante avec de bonnes questions et une bonne participation des présents et des réponses satisfaisantes de la part des candidats qui surent mettre la convivialité nécessaire a une réunion publique politique mais pas que...


* Allocation personnalisée d'autonomie.

 

 


Karim Bouakline-Venegas Al Gharnati