Agglomération chalonnaise
Lili, chienne d'actrice. Mais qu'est-ce qu'elle a fait au Bon Dieu ?
Par Nathalie DUNAND
Publié le 26 Mai 2022 à 16h45
Chantal Lauby ? Tout le monde connait ! Révélée sur Canal+ avec "Les Nuls", enchainant films et réalisations, l’actrice a dernièrement joué dans la trilogie à grand succès "Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu". Mais connaissez-vous Lili ?
Nathalie Dunand : Chantal Lauby, merci tout d’abord de nous parler de Lili. Info-chalon retrace régulièrement les récits qui unissent un maitre et son animal de compagnie. Alors, comment Lili est-elle arrivée dans votre vie ?
Chantal Lauby : Ah ça ! Je le dois à Jenn, ma fille ! [Jennifer Ayache, la chanteuse du groupe pop rock français Superbus, NDLR]. J’ai toujours eu des chiens. Mais quand ma chienne précédente est morte – un épagneul croisé labrador – j’ai attendu 10 ans, je n’avais pas le cœur de supporter une nouvelle perte. Et puis Lili est arrivée de façon inattendue.
C’est Jenn qui l’a trouvée dans une SPA. Elle n’avait que 2 mois. Elle était toute petite, « grisounette », on aurait dit un rat ! (rire) C’est un mélange de jack Russel et de teckel. La première fois que Jenn me l’a montrée, je me suis exclamée : mais qu’est-ce que c’est que ce machin ? Je l’ai prise dans mes bras et puis, voilà, c’était bon ! Ferrée ! Je l’emmène partout avec moi.
N. D. : Lili à Paris, ce n’est pas compliqué ?
Chantal Lauby : Non, vraiment. Je la promène sur les quais de Seine, sur les iles, à Boulogne avec des copains qui ont aussi leur chien. On fait nos 4 balades par jour. C’est elle qui me sort, en fait.
Il y a un très joli livre de Jean-Louis Fournier qui s’appelle Merci qui ? Merci, mon chien. C’est un éloge très tendre sur la relation entre un chien et son maitre. Je me reconnais dans ses mots.
N. D. : Oui, il y a d’un côté certaines personnes qui trouvent ridicule l’attachement d’un maitre et son chien et, de l’autre, de grands noms – Voltaire, Hugo, Claudel, Houellebecq et j’en passe – qui s’accordent à penser que le chien réveille notre propre humanité…
Chantal Lauby : Oui, c’est exactement ça. Quand je fais mes courses, je ne vais pas dans les grands magasins, je préfère aller chez mon traiteur qui accepte Lili. Elle se couche à mes pieds et ne bouge pas. Pourtant, j’ai quelquefois entendu des gens pester « Je croyais que les chiens étaient interdits dans les magasins ! », vous savez, sur un ton pincé, sans s’adresser à moi. Sans la moindre humanité justement. C’est sans doute les rares occasions où je laisse libre cours à ma colère. Quand on y réfléchit, est-ce que les semelles de ces personnes sont plus propres que les pattes des chiens ? Je vous laisse imaginer… Je n’ai aucune patience pour ce genre de personnes, souvent déplaisantes par ailleurs.
Il est regrettable que tant d’hôtels refusent les chiens pour la seule raison que certains clients se plaindraient. On devrait pouvoir partir en vacances partout avec notre chien, non ?
Et quand je pense aux personnes qui doivent se séparer de leur animal pour entrer dans un EHPAD… C’est d’une tristesse ! On reconnait pourtant depuis longtemps l’effet apaisant des animaux sur notre équilibre psychique, notre mémoire, et pas seulement ! Ce sont autant de raisons supplémentaires des abandons.
N. D. : Vous emmenez Lili vraiment partout, même sur vos tournages ?
Chantal Lauby : Oui, parfois on le précise dans les contrats. Je prends mes précautions : j’embauche une personne pour sortir Lili quand je suis en tournage. Je me débrouille avec elle, sans faire de vague. Sur le dernier Bon Dieu [Qu'est-ce qu'on a tous fait au Bon Dieu, NDLR], Lili était la mascotte ! Tout le monde la connaissait ! Clavier l’appelait « la bestiasse » (rire).
C’est ainsi que Lili mène sa vie de star, sans quitter sa maitresse d’une semelle !
Et elle a dû en recevoir, des caresses d’acteurs ! En tout cas, elle se porte merveilleusement bien. Rien de surprenant, quand on est entouré de l’affection constante de Chantal Lauby !
Propos recueillis par Nathalie Dunand
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