Culture

Un Chalonnais, auteur d'une suite à «The Crow», en dédicace à l'Atrium jusqu'au 9 août

Lionel Boulet, ce Chalonnais qui est l’un des plus importants collectionneurs de Bruce Lee en Europe, d'ailleurs auteur d'un livre sur sa passion,«Bruce Lee et moi», revient à l'écriture avec son premier roman, «Sarah : Les larmes du corbeau», ouvrage qui se veut une suite à «The Crow» et en vente jusqu'au 9 août, à l'Atrium. Belle occasion d'ontenir une dédicace? Plus de détails avec Info Chalon.

«Détroit, 1992. Les crimes et le chaos propagés à travers la ville sont sur le point de disparaître quand des évènements viendront tout bouleverser. La jeune Sarah sera marquée au plus profond de son âme lorsqu'elle se retrouvera confrontée à son passé, son présent et son futur. Mais qui est-elle vraiment et saura-t-elle faire face?»


Voilà une quatrième de couverture des plus intrigantes. Surtout lorsque que l'on sait que «Sarah : Les larmes du corbeau», premier roman de Lionel Boulet, est en lien avec «The Crow».


Oui, vous avez bien lu «The Crow».


«Le corbeau» dans la langue de Shakespeare.

 

Un roman dans l'ombre du Corbeau


Cela ne dira, sans doute, rien aux plus jeunes d'entre vous — enfin, la plupart! Il y a toujours quelques exceptions qui confirment la règle —mais il s'agit d'un film fantastique réalisé par Alex Proyas (et le premier produit par Miramax du temps de Disney), mettant en scène Brandon Lee, fils du légendaire Bruce Lee qui a donné ses lettres de noblesse au cinéma d'action, et sorti en 1994.


À l'origine, «The Crow», c'est avant tout, une bande dessinée éponyme de James O'Barr. Le dessinateur s'est inspiré de l'univers gothique, d'écrivains comme Lewis Carroll et Edgar Allan Poe, ou encore de groupes de rock tels Joy Division ou The Cure.


La bande dessinée raconte le parcours d'un jeune homme, Éric Draven (incarné à l'écran par Brandon Lee), tué avec sa fiancée, la veille de leur mariage, par des malfrats. Un an plus tard, Éric se relève de sa tombe pour retrouver les responsables et rétablir le bien dans une ville rongée par la criminalité. Il est alors accompagné d'un corbeau, son guide dans sa quête vengeresse.


Il faudra des années avant que «The Crow» ne sorte en librairie. En effet, James O'Barr essuiera de nombreux refus de la part des éditeurs, l'histoire particulièrement sombre, les dessins d'une violence inouïe, l'absence de couleur et le style gothique extrêmement appuyé, rebutaient les maisons d'édition.


Jusqu'à ce que Caliber Comics lui donne sa chance.


C'est en 1989, qu'apparaîtn pour la première fois, le personnage torturé d'Éric Draven , dans Caliber Presents #1, avant de refaire une autre apparition dans la série limitée The Crow #1-4, la même année et publiée en quatre volumes, respectivement intitulés «Pain» («Douleur»), «Fear» («Peur»), «Irony» («Ironie») et «Despair» («Désespoir»).


Le Corbeau reviendra dans A Caliber Christmas, puis dans Caliber Presents #15 (1990), où est proposé un aperçu du cinquième et ultime volet de la saga, «Death» («Mort»).


Hélas, malgré un succès d'estime, l'éditeur arrêtera la série et met un terme à sa collaboration avec O'Barr.


Malgré cette décision, «The Crow» gagnera le cœur des lecteurs de comics et deviendra un symbole de la culture underground.


Ayant compris cela, une autre maison d'édition, Tundra Publishing, reprendra la série et permettra ainsi à l'auteur de conclure sa saga en joignant les épisodes déjà publiés en deux romans graphiques et en y ajoutant un troisième album reprenant «Death» dans son intégralité, mettant ainsi un point final aux aventures d'Éric Draven.

«The Crow» bat alors des records en libraire : c'est la consécration et une grande revanche pour son auteur ayant essuyé bien des refus.


Il ne faudra pas longtemps pour qu'Hollywood s'intéresse aux aventures du Corbeau.


Ainsi, en 1992, Jeff Most et John Shirley, respectivement producteur et auteur de science-fiction, se montreront intéressés par une adaptation de l'œuvre sur grand écran, avant que le premier cède les droits au producteur Edward Pressman. John Shirley sera, quant à lui, affecté à l'écriture du scénario en collaboration avec James O'Barr.


La date du tournage était prévue pour février 1993 et les producteurs choisiront Alex Proyas, un réalisateur né en Égypte en 1963 et installé à Sydney, comme metteur en scène.


Après avoir été proposé à River Phoenix et Christian Slater, le rôle-titre sera attribué par Proyas, qui cherchait recherche quelqu'un au physique imposant qui soit également capable de faire ressortir toute la sensibilité du personnage principal, à Brandon Lee («L'Héritier de la Violence», «Laser Mission», «Dans les Griffes du Dragon Rouge», «Rapid Fire»), étoile montante du cinéma qui a grandit en découvrant la comédie et la pratique des arts martiaux aux côtés de son père.


Ce dernier voit dans «The Crow», l'occasion de s'éloigner de l'image de son père, d'un œdème cérébral alors qu'il n'avait que huit ans, et de dévoiler son jeu dramatique.


Conte macabre, à l'ambiance aussi froide que poétique, tout comme la bande dessinée, le film, véritable réussite en terme de réalisation, est une œuvre qui parle du deuil et qui ne se limite pas à une adaptation case par case de la bande dessinée, réussissant, d'ailleurs, à s'en démarquer entièrement.


Film culte, «The Crow» a malheureusement traîné la réputation d'œuvre maudite, notamment en raison de la mort de Brandon Lee à la fin du tournage, causé par le dysfonctionnement d'une arme à feu sur le plateau.


Décédé à l'âge de 28 ans, alors qu'il devait épouser sa fiancée, Eliza Hutton, à la fin du tournage, le 17 avril 1993, Brandon Lee sera inhumé au cimetière de Lakeview à Seattle (Washington), où il repose au côté de son illustre père. Près de quatre cents personnes assistèrent à ses funérailles dont David Carradine et Steven Seagal.


«The Crow» a marqué ses spectateurs y compris Lionel, ce Chalonnais auteur de «Sarah : Les larmes du corbeau».


Plusieurs suites ont suivi le film, dont «The Crow, la cité des anges» (1996) de Tim Pope, avec Vincent Pérez, «The Crow: Stairway to Heaven» (1999), une série télévisée de Bryce Zabel, avec Mark Dacascos, «The Crow 3: Salvation» (2000) de Bharat Nalluri, avec Eric Mabius, «The Crow: Wicked Prayer» (2005) de Lance Mungia, avec Edward Furlong, un téléfilm, «Wings of the Crow», (2000) de Jack Williams avec Danielle Williams dans le rôle de Sarah, un jeu vidéo (Microsoft Windows, Saturn et PlayStation) et maintenant, un roman!


À sa sortie en 1994, il a plutôt bien marché et a surtout marqué durablement ses spectateurs. Plusieurs suites plus ou moins bien produites ont vu le jour sans jamais vraiment recapturer l'ambiance unique de l'original ou de la bande dessinée de James O'Barr. Il a longtemps été question d'un reboot, le personnage s'immisçant particulièrement bien dans la frénésie contemporaine autour des super-héros, qu'ils soient positifs ou aussi sombres que Eric Draven. Malheureusement, le projet est tombé à l'eau un nombre incalculable de fois, confirmant sa réputation de film maudit.


La dernière tentative de faire un film remonte à quelques années. Corin HardyLa Nonne») devait s'occuper de la réalisation, alors que Jason Momoa était pressenti pour hériter du rôle principal.

Finalement, le sort en a décidé autrement et les deux hommes ont claqué la porte de Sony. Prévu pour le 11 octobre 2019, le film a été annulé en juillet 2018.


Depuis, silence radio.


Comme vous le voyez, «Sarah : Les larmes du corbeau» s'inscrit dans un univers très riche.

 

Une idée de roman née en 1994


Né le 19 mars 1979, Lionel Boulet n'en est pas à son premier coup d'essai.Certes, il s'agit ici de son premier roman mais il s'est déjà essayé à l'écriture avec «Bruce Lee et moi», œuvre autobiographique sortie en 2015. Ce livre a été écrit en 2013, à la suite d'une crise cardiaque,dans lequel il raconte sa passion pour Bruce Lee.


Lionel possède d'ailleurs plus de 2 500 objets (photos, figurines, livres et affiches) sur la star mondialement connue.


Le Chalonnais nous explique qu'il a eu l'idée de cette nouvelle, en guise de suite, après avoir vu «The Crow», en 1994. C'est d'ailleurs pendant le confinement que ce véritable touche-à-tout s'est remis à l'écriture de cette nouvelle restée longtemps dans les cartons.


Graphiste dans l'âme, Lionel a réalisé lui-même la couverture de son livre à partir d'une photo du visage d'une jeune femme qui correspond «parfaitement» à la Sarah idéale.


«Si on observe bien attentivement (la couverture), on peut apercevoir quelques indices sur l'histoire», nous explique ce dernier qui travaille sur la traduction anglaise. Les acteurs et le réalisateur sont, d'ailleurs, impatients de le lire.


Aux yeux de Lionel, il s'agit «d'un film unique en son genre, fantastique, gothique où l'amour y est porté à son paroxysme», comme il l'explique dans une entrevue réalisée par Andréane Lestel.


Mais attention, bien que ce film occupe une place importante dans le cœur de sa vie, Lionel ne voulait pas faire un livre réservé aux seuls fans. L'objectif de l'auteur auto-édité est de faire découvrir au plus grand nombre cet univers «entre drame et thriller fantastique» à travers Sarah.


Si vous êtes intéressés par «Sarah : Les larmes du corbeau», cette nouvelle, s'inscrivant dans l'univers de «The Crow», nous vous conseillons de ne pas trop tarder, il reste moins de 60 exemplaires à la vente.


Lionel Boulet sera à l'Atrium, jusqu'au 9 août, pour dédicacer son roman«qui ne devrait pas tarder à être référencé dans les librairies et boutiques littéraires» et vendu au prix de 12,90 euros, vous pouvez également vous le procurer sur Amazon.


Adresse :


L'Atrium
9 Rue du Pont
71100 Chalon-sur-Saône

 

 


Karim Bouakline-Venegas Al Gharnati

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