Opinion

Si le maintien de l’ordre public est essentiel, il ne peut justifier l’atteinte disproportionnée à la liberté fondamentale de manifester

Jeudi, à Chalon-sur-Saône, « ville pas connue pour être une zone de tensions particulière », comme l’a justement rappelé la presse locale, les forces de police ont sorti gaz lacrymogène et matraques pour déloger les participants à un rassemblement devant le lycée Pontus de Tyard, blessant ainsi un enseignant, devant les élèves. Quelle leçon retiendront ces lycéens ?

Que les participants à ce rassemblement aient bloqué ou pas l’entrée du lycée, que la liberté de circulation des uns et des autres soit un droit fondamental dans notre démocratie, rien ne justifie des violences aussi disproportionnées et contraires à l’esprit démocratique.

Si le maintien de l’ordre public est essentiel dans une démocratie, la liberté de manifester est tout aussi fondamentale. Pourtant, force est de constater que depuis les premières manifestations des Gilets Jaunes en décembre 2018, le gouvernement actuel s’attaque régulièrement à cette liberté publique et constitutionnelle. Dans une démocratie il est normal d’exprimer une opinion contraire à celle du gouvernement. Ce dernier doit écouter la population, et pas seulement quelques uns. En aucun cas il ne doit sur-réagir par la force.

Le désaccord des uns sur un projet de réforme des retraites, éminemment discutable, ne saurait être étouffé par la violence dite « légitime » de l’Etat. Le préfet doit donner des explications sur cette décision.

Mourad LAOUES
Conseiller municipal et communautaire Tête de liste de Bien Vivre à Chalon 2020

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