Société

Privation matérielle et sociale : qui est concerné ?

Privation matérielle et sociale : qui est concerné ?

En France, 9 millions de personnes, soit 13,5 % de la population, n'ont pas les moyens de financer des dépenses de la vie courante. C'est ce qu'il ressort de l'étude sur les privations matérielles et sociales en 2025, publiée ce printemps par l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee).

 Un chiffre d'autant plus inquiétant qu'il reste à un niveau élevé depuis le contexte de forte inflation de 2022.


Comme l'explique cette enquête, cet indicateur établi par l'Union européenne identifie les « personnes vivant dans un logement ordinaire ne pouvant pas couvrir les dépenses liées à au moins 5 éléments de la vie courante sur 13 considérés comme souhaitables, voire nécessaires, pour avoir un niveau de vie acceptable ». Est par exemple pris en compte le fait de pouvoir chauffer son logement correctement, de s'acheter des vêtements neufs, de payer ses factures à temps, de manger des protéines, de se payer une semaine de vacances par an ou encore de se permettre de dépenser une petite somme librement.


REPAS, CHAUFFAGE ET MOBILIER
Sans surprise, les publics les plus vulnérables sont les premiers touchés par ce phénomène, comme les personnes au chômage (35,4 % d'entre elles sont en situation de privation), les familles monoparentales (30 %), ainsi que les couples avec au moins 3 enfants (20 %) et les locataires (32 % du parc social et 19 % du privé). Quant aux types de privations subies, elles sont particulièrement en hausse sur 3 postes depuis 5 ans, en raison de l'augmentation des prix : l'impossibilité de manger régulièrement des repas avec des protéines (viande, poisson ou équivalent végétarien) qui atteint 11,2 % en 2025, de chauffer suffisamment son logement (11,4 % contre 6,7 % en 2020) et de remplacer des meubles usés ou abîmés (18,2 % contre 15,5 % il y a 5 ans).


J.P.

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