Chalon sur Saône

CONSEIL MUNICIPAL CHALON - Quand bulldozer et locomotive côtoient la trottinette

CONSEIL MUNICIPAL CHALON - Quand bulldozer et locomotive côtoient la trottinette

Brandissant un article du magazine Challenges évoquant le rôle joué par H&M dans les centres des villes secondaires faisant état du côté "bulldozer" ou "locomotive", Françoise Verjux-Pelletier a soulevé le débat au final de la "trottinette" .

Brandissant un article du magazine Challenges évoquant le rôle joué par H&M dans les centres des villes secondaires faisant état du côté "bulldozer" ou "locomotive", Françoise Verjux-Pelletier a soulevé le débat au final de la "trotinette" .

"Vous avez un don, Mme Verjux-Pelletier, je pense que la bibliothèque pourrait s'adjoindre l'utilité de vos services pour endormir ou effrayer les enfants selon la tonalité de vos propos.Tantôt vous prenez une voix faussement amicale tantôt vous noircissez le ciel de votre récit, et on bascule dans un environnement terrifiant. Ce soir, c'est un conte de fée méchante que vous nous avez raconté. Mon Dieu, quelle est donc cette municipalité qui essaye d'agir ? La concertation Mme Verjux Pelletier, ce mot est si doux dans votre bouche quand on se rappelle les projets que vous avez mené avec une énorme concertation - le Flash, la pointe sud des Près Saint Jean... Je ne parle même pas des engagements pris vis à vis de l'OPAC sans délibération du conseil municipal sur les Aubépins. Je veux bien qu'on mérite des leçons, mais pour donner des leçons de vertu, il faut être vertueux soit même" a rétorqué le maire de Chalon sur Saône après la saillie de l'ancienne première adjointe en charge de l'urbanisme. 

"Finalement le bulldozer qui ferait tant de mal parce qu'on le fait venir, chez vous ce n'était pas le cas ?" rappelant à Françoise Verjux-Pelletier, les premiers contacts initiés par l'équipe de Christophe Sirugue afin de voir fleurir un H&M à Chalon sur Saône. Un projet finalement tombé à l'eau compte tenu des surfaces disponibles à l'époque, trop petites. "On n'a pas annoncé les noms d'enseignes parce qu'on agit avec beaucoup de prudence sur ce dossier, il aurait été facile de faire des déclarations de presse mais c'est bien mal connaître le souci de ces enseignes, qui ouvrent des portes dans un milieu inexploré. Ce n'est pas comme ça que ça se passe. On travaille avec le promoteur et c'est comme ça qu'on a choisi le procédé". 

"Oui il y a un certain nombre d'enseignes vestimentaires qui attendent avec une vraie impatience, rue Général Leclerc, une grande surface dédiée à l'habillement qui vous diront l'effet attendu pour le centre-ville. Dans les conversations avec un grand nombre de commerçants, à part un bien connu, avec des souvenirs d'il y a quarante ans, tous attendent avec impatience. Sur le stationnement, le statut de la place reste au public, il y aura du stationnement. La place reste à nous. Vous pouvez dire ce que vous voulez et refuser les évidences, il y aura 50 places dessous et 40 places dans l'environnement immédiat. Sur la hauteur, vous essayez d'effrayer les foules. Le règlement dit que le bâtiment fera 13 mètres maximum avec une toiture végétalisée. Vous n'avez plus qu'un seul recourt, c'est de faire peur. Mais c'est divertissant !" 

"Il y a d'un côté les bulldozers et les locomotives... et de l'autre côté les trottinettes. Alors je vous laisse faire de la trottinette Mme Verjux-Pelletier" a conclu les débats Gilles Platret.

Laurent Guillaumé