Vallée des Maranges

L'école de Cheilly les Maranges repart pour de nouvelles décennies d'aventures

L'école de Cheilly les Maranges repart pour de nouvelles décennies d'aventures

Sous un soleil radieux, comme un joli symbole de renaissance dans nos territoires ruraux, l'école de Cheilly les Maranges a marqué son renouvellement.

Ils ne sont pas trompés en assurant leurs présences. De Jérôme Durain, Président de la région Bourgogne-Franche Comté à Sébastien Martin - président du Grand Chalon et député de la circonscription voisine, en passant par Fabien Genet - Sénateur de Saône et Loire ainsi que Claudette Brunet-Lechenault, conseillère départementale du canton et bien sûr Olivier Tainturier  - Sous Préfet de l'arrondissement, ils sont venus en nombre marquer l'inauguration de fin de travaux de l'école du RPI à cheval entre les Maranges et la porte de Beaune.  

Une nécessité née aussi du courage de Catherine Girard, maire de Sampigny les Maranges, d'avoir fermé son école communale, n'a pas hésité à rappeler le Sous-Préfet.

Un rappel historique sur 150 ans d'histoire au coeur du village

Marc Labulle, maire de Cheilly les Maranges, a tenu à retracer un petit rappel historique, au coeur de l'histoire de France, et de cette double éducation, entre l'école religieuse et l'école de la République. Une histoire qui n'a pas oublié de marquer la petite commune des Maranges. Il y a 20 ans, Cheilly intègre le RPI constitié entre Paris L'hôpital, Decize les Maranges et Sampigny les Maranges, avant la fermeture de l'école de Sampigny il y a un an, obligeant de rabattre les petites sections sur Cheilly.

Le soutien du service d'appui technique aux communes du Grand Chalon

Nombre de communes rurales ne disposent pas des services techniques susceptibles de porter un tel projet, et Cheilly a tenu à saluer le dispositif porté par le Grand Chalon avec cet exemple typique. Rédaction du cahier des charges, recherche des financements... le dossier aura été parfaitement bien géré en l'espace d'un an. Rappelons que ce n'est qu'en février 2024 que Cheilly  les Maranges prend la décision sur son école communale, avec un calendrier trés serré.

Les travaux débuteront en juillet 2024, en site ouvert, la garderie périscolaire étant transférée dans une salle attenante, "une adaptation pas simple mais bien gérée avec le soutien de l'équipe enseignante et des Atsem" précisera Marc Labulle. 

En tout juste une année, la toiture aura été refaite ainsi que l'isolation et les huisseries sans oublier un système de pompe à chaleur indexé à la chaudière gaz existante, "permettant une diminution de l'ordre de 70 % de la consommation énergétique initiale".  Sous l'impulsion de la région Bourgogne-Franche Comté, la cour de l'école aura été déperméabilisé, permettant à terme de mener le projet d'école dehors, insiste Marc Labulle.

Deux logements refaits à neuf au coeur du centre-bourg

Au-dessus de l'école, la commune propose désormais deux logements T2 et T3, totalement équipés, à destination de familles souhaitant s'installer sur la commune. Des sources de revenus appréciables pour le village et une vraie refonte des logements communaux, vacants depuis plus de 5 ans. Une bonne dizaine de dossiers ont déjà été déposés en mairie en vue de louer les logements. 

Coût total des travaux ? 600 000 euros HT ont été nécessaires, cofinancés à 187 000 euros par l'Etat, 120 000 euros par le département, 109 000 euros par la région Bourgogne-Franche Comt"é et 66 000 par le Grand Chalon. 

Cheilly les Maranges joue sa carte de l'avenir

Sans logements, sans école, les villages connaissent déjà leurs issues, et c'est bien là le sens du message que les élus ont tenu à marteler, "trouver la juste mesure du service public. Comment faire pour dimensionner quand il y a moins de monde" pour Jérôme Durain, Président de la région Bourgogne-Franche Comté, "il n'y pas d'avenir dans nos territoires si il n'y a pas de politique publique menée. Si on veut attirer du monde, il nous faut des équipements et des mobilités". Des propos validés par Fabien Genet et Sébastien Martin, "avec cette nécessité de faire cohésion dans nos territoires et dans la transition énergétique". "Un projet né de l'intelligence locale" salué par le Sous-Préfet de l'arrondissement, "un bâtiment repensé dans ses usages de manière globale et cohérente".

Laurent GUILLAUMÉ