Saône et Loire

"Il n'y a pas de petites communes, juste des communes qui comptent" - Les maires ruraux de Saône et Loire ont tenu leur assemblée générale

"Il n'y a pas de petites communes, juste des communes qui comptent" - Les maires ruraux de Saône et Loire ont tenu leur assemblée générale
"Il n'y a pas de petites communes, juste des communes qui comptent" - Les maires ruraux de Saône et Loire ont tenu leur assemblée générale
"Il n'y a pas de petites communes, juste des communes qui comptent" - Les maires ruraux de Saône et Loire ont tenu leur assemblée générale
"Il n'y a pas de petites communes, juste des communes qui comptent" - Les maires ruraux de Saône et Loire ont tenu leur assemblée générale

Les maires ruraux de Saône et Loire avaient rendez-vous à Verdun-Ciel ce samedi matin pour leur traditionnelle assemblée générale annuelle.

Dominique Dufour - Préfet de Saône et Loire, André Accary - Président du département de Saône et Loire, tous les parlementaires du département, ils étaient quasi tous présents pour assister à ce rendez-vous phare des territoires ruraux. Jean-François Farenc - Président de l'AMR71 et l'ensemble de son bureau ont retracé les grandes lignes de l'année écoulée ainsi que les perspectives, dans un contexte social et économique particulièrement tendus pour la ruralité. 

Ce sont plus de 400 communes adhérentes, représentées par l'AMR 71, c'est dire la puissance de frappe auprès des pouvoirs publics. Un succès qui se confirme d'année en année, avec des rangs toujours plus nombreux. Signe que les territoires ruraux entendent bien donner de la voix face à des zones urbaines toujours plus consommatrices de subsides publics. 

La ligne réaffirmée du "rien imposé par le haut"

Après la question du commerce rural l'année dernière à Joncy, les maires ruraux étaient appelés à se pencher sur la question de la jeunesse dans nos territoires, et surtout la préservation de cette jeunesse en tant que futurs acteurs de la vie économique et sociale des communes. "Les besoins d'une commune vivante sont indispensables à leurs survies" ont rappelé à tour de rôle les intervenants, tout en insistant sur "l'indispensable préservation du pouvoir des maires, avec une délégation de compétences quand ils le souhaitent. Rien ne doit être imposé du haut". L’association a répèté une fois encore que "les piliers de la décentralisation doivent être la libre administration des communes ainsi que  l’autonomie financière et fiscale." L’association milite donc pour que les communes puissent disposer de « ressources financières propres » dans un contexte budgétaire toujours plus tendu, l'AMR 71 a demandé aux parlementaires et au représentant de l'Etat, la plus grande vigilance sur la préservation de la ruralité.

Le combat éternel de dotations budgétaires équilibrées

Les élus de la ruralité ont rappelé leur combat autour de la question de la dotation globale de financement, rognée au fil des ans par l'inflation. A l’approche de la loi de finances pour 2026, "nous demandons aux parlementaires de suivre la question de ces dotations et Fonds pour assurer une égalité urbains/ruraux" a rappelé l'AMR 71. 

A tour de rôle, les représentants des communes rurales ont insisté auprès des parlementaires et des services de l'Etat afin que la ruralité soit moins appréciée et considérée dans les équilibres budgétaire, seule condition pour préserver leur avenir, et empêcher sa jeunesse l'exode vers les territoires urbains. 

L'AMR 71 a tenu à saluer publiquement, en présence d'André Accary, le rôle et la présence du service d'appui technique aux communes, porté par le département de Saône et Loire, mais aussi ceux des intercommunalités, à l'image de celui du Grand Chalon.

Le sempiternel débat autour de la démographie scolaire

En présence également de la Diretrice départementale des services de l'Education Nationale, l'AMR 71 a réaffirmé ses positions sur la question scolaire. " L’Ecole rurale est une chance pour nos enfants car elle conjugue proximitébet qualité de l’enseignement. La baisse de la démographie scolaire ne doit pas être un prétexte pour réduire le nombre d’enseignants, donc de classes, mais au contraire doit être utilisée pour réduire les effectifs par classe afin d’augmenter la qualité de l’enseignement français qui est loin d’être reconnu comme exemplaire à l’échelon international" avant de dénoncer "des prises de décisions trop souvent expéditives".  A l'image de Marc Labulle, maire de Cheilly les Maranges, et vice-Président de l'AMR 71, la semaine dernière, les maires ruraux demandent, "  l’examen des évolutions d’effectifs sur une période de 3 ans, l’acceptation d’un effectif plus faible pour les classes multi-âges, une évaluation systématique du temps de transport scolaire et la mesure de l’allongement des déplacements domicile-école qui peut résulter d’une suppression de classe, la considération des investissements conséquents opérés par les Mairies pour les locaux scolaires, souvent avec le concours de l’Etat (DETR…). Aucune fermeture de classe ne doit intervenir dès lors qu’un effectif de 16 élèves est assuré."

Présence postale, gendarmeries,  « garantie rurale », ou encore un « droit à l’hectare » garantis par les services d'urbanisme, statut de l'élu, simplification administrative ont été autant de sujets abordés. 

Avec un territoire composé de plus de 500 communes rurales, dont 400 communes rurales, la Saône et Loire se doit d'avoir une attention toute particulière sur ces doléances , afin de "préserver une ruralité vivante".

Laurent GUILLAUMÉ