Edito

Donc tout ça pour ça... !

Donc tout ça pour ça... !

Franchement, si ce n'est pas jeter de l'huile sur le feu, on se demande bien ce que c'est.

Il aura fallu attendre autant de jours pour connaître la quinzaine de premiers noms composant le gouvernement de Sébastien Lecornu...et déjà un signal fort est donné. Celui de l'incompréhension, celui de la grande guignolade et du ridicule. Quand le Président de la République annonçait la dissolution, il clamait haut et fort cette nécessité de clarification politique, dans un contexte social ultra tendu. Argument pour le moins entendable ! Après la démission de François Bayrou, dont on ne retiendra pas grand chose, si ce n'est le grand capharnaüm ambiant et persévérant, l'annonce de Sébastien Lecornu laissait espérer de vraies prises en compte du malaise social ambiant. 

Quasiment un mois après la nomination de Lecornu à Matignon, voilà une équipe totalement "renouvelée" à la tête du pays! Comment expliquer aux Français cette perte de temps inouïe pour arriver à de telles annonces ce dimanche ? Tout ça pour ça, et c'est bien naturel que de penser ainsi à vrai dire ! Qu'y-a-t-il de changé dans notre pays après deux tours législatifs ? Quand on sait qu'une élection législative coûte près de 170 millions d'euros aux contribuables français, comment réagir face au gouvernement Lecornu ? 

Ce dimanche soir, c'est un nouveau jeu de pyromanes qui s'est joué dont on connaît déjà l'issue. Que de temps perdu, que d'inerties dont la France n'a pas besoin, que d'instabilités entretenues au détriment de celles et ceux qui font vivre le pays. La France mérite autre chose... Ce dimanche soir, mécaniquement, la France se dirige vers une censure gouvernementale incontournable... et pour le coup, le risque d'une nouvelle dissolution en guise de cadeau de Noël aux Français, histoire de terminer l'année en beauté. Pour la rupture annoncée... quel joli coup de bluff! 

Laurent GUILLAUMÉ