Saône et Loire

Eric Michoux : avant ses vœux, le point d'étape sur son bilan, ses priorités et orientations pour 2026

Eric Michoux : avant ses vœux, le point d'étape sur son bilan, ses priorités et orientations pour 2026

Retour sur la conférence de presse du député de la IVe circonscription de Saône et Loire.

Il a posé 52 questions au gouvernement, le maximum autorisé. S'y ajoutent les questions sans débat dans l'hémicycle, et le dépôt de projets de loi : « création d'un Grenelle du logement », « renforcer le pouvoir des maires dans la lutte contre les mariages de personnes en situation irrégulière », « renforcer les prérogatives des officiers de l'état civil et du ministère public pour lutter contre les mariages simulés ou arrangés » « lutter contre les mariages de complaisance », « instituer une révision triennale de la carte scolaire », rapporteur en commission des affaires économiques sur « la défense de la filière française de l'industrie automobile ». Avec aussi sa participation aux discussions budgétaires, projet de loi de finances dont 40 %  pour l'action sociale.


« Le projet de loi de finances Lecornu n° 2 comme celui de Bayrou ne satisfait personne : l'approche socialiste trouve qu'il ne taxe pas assez, et la droite qu'il ne règle pas le problème de fond, de la nécessaire restructuration du pays, avec 400 000 fonctionnaires en plus entre 1994 et 2025, et un déficit prévu de 5,4 à 5,6 % »( bien loin des 3 % autorisés par Bruxelles, ndlr). Et de tacler le 1er Ministre « qui veut sauver la peau du soldat Macron, rejeté par 85 % des Français ».
 
E. Michoux précise que « tout ce que fait le député au jour le jour, est visible sur facebook, et tout est ouvert et à disposition à sa permanence » louhannaise.
 
Ses priorités ?
 
L'agriculture
 
Député de la Bresse et du Tournugeois, E. Michoux représente une circonscription majoritairement rurale, avec une prépondérance de l'élevage et de l'industrie agro-alimentaire, et à ce titre, défend les agriculteurs victimes du MERCOSUR. Avec le dépôt de 2 motions de censure, LFI + RN à l'assemblée nationale. « Alors que la France est un des pays fondateur de l'Union Européenne, il n'est plus écouté à Bruxelles » avec un « projet d'il y a 25 ans qui n'est plus d'actualité » sauf pour « l'Allemagne qui y trouve son intérêt, exportations d'automobiles allemandes ». « La crise agricole ruisselle en crise de régime énorme, avec un malaise total dans le pays comme pour les gilets jaunes ».
 
l'industrie automobile
 
Le « green deal impose la neutralité carbone en 2035, avec la voiture électrique se substituant au véhicule thermique » en Europe, « détruisant la filière automobile française dont dépend toute l'industrie, sidérurgie, armement, robotique, électronique, électro-ménager, etc...les pays n'ayant plus d'industrie automobile deviennent des pays sous-développés qui n'ont plus d'industrie tout court, l'automobile en étant la colonne vertébrale » assène notre industriel-ingénieur et député qui préconise de « développer les carburants de synthèse, fabriquer les moteurs à 1 ou 2 litres au 100, entre autres solutions innovantes. »
 
la carte scolaire
 
Il demande un moratoire avec des prévisions à 3 ans pour la fermeture de classes, au lieu de décisions annuelles de l'éducation nationale qui empêchent l'installation de jeunes couples avec enfants en zone rurale, avec plus de visibilité pour les élus locaux qui organisent le péri-scolaire (transports, etc...).
Le mariage des personnes en situation irrégulière
 
Le droit au mariage est un droit constitutionnel en France. Le député E.Michoux ne le conteste pas mais il veut le réserver aux personnes en situation régulière en France.
 
La sécurité
 
E. Michoux prépare aussi une loi sur la sécurité, autorisant la pose de filets anti-drones dans les prisons.
 
Quelques chiffres
 
90 % de toutes nos technologies dépendent de l'industrie automobile
50 à 70 % des taxes sur les carburants alimentent la fiscalité, soit environ 50 milliards d'euros
50 à 60 % des poulets vendus en France, viennent d'Ukraine, à 2 euros le kilo, produits dans des conditions sanitaires (antibiotiques, hormones, etc...) «  telles que les Brésiliens les utilisent pour se soigner plutôt que d'acheter des médicaments plus chers » déclare le député, et « n'enrichissent que 1 ou 2 milliardaires ukrainiens ».
« le P.S. n'a fait que 1,5 % aux élections mais il gouverne la France » relève le député, car « il tient toutes les institutions, conseil constitutionnel, etc... ».
la voiture française, c'est 3,6 millions de véhicules en 1996 et seulement 1,3 million aujourd'hui
Elle représentait 8 % de la production mondiale, contre seulement 1,7 % aujourd'hui
En aval de la production automobile, « en réparation, les pièces de rechange, la 2ème monte sont fabriquées en Chine » indique E. Michoux.
 
La politique
 
E. Michoux s'exprime sur un plan plus politique en préconisant « l'union des droites » pour les municipales à Louhans, avec une alliance F. Bouchet, E. Clerc. Il défend nos 36 000 communes en France et pense que « c'est une erreur d'avoir voulu copier l'Allemagne en faisant des communautés de communes, d'agglomérations, de très grandes régions, avec transfert des compétences qui éloignent les décideurs du citoyen et dépossèdent les Maires de leurs prérogatives ne leur laissant que les emm... et les démotivent.» se souvenant de son expérience de presque 20 années comme Maire d'Epervans.    
Après « s'être fait reprocher d'avoir voté la motion de censure » ayant entraînée la dissolution de l'Assemblée nationale, Il « ne craint absolument pas une (2ème) dissolution », - pour lui - « peu probable » car « cela obligerait l'électeur à voter en même temps pour les municipales et les législatives » entraînant confusion et incompréhension de l'électorat. S'il y avait dissolution, « il aura fait de son mieux au service des citoyens de sa circonscription, qui décideront ou non de le réélire ».
Précisant aussi « l'esprit de la constitution de la 5ème République », « le Président – presque monarque – préside, son 1er ministre met en œuvre sa politique avec le soutien de sa majorité parlementaire ». « Sans majorité parlementaire comme actuellement, le Président ne peut gouverner et doit démissionner » (comme  l'a fait le Général de Gaulle désavoué en 1969, ndlr).
 
                                                                                                             Colette Petitjean