Politique

49.3... Des mois de tractations pour en arriver là !

49.3... Des mois de tractations pour en arriver là !

L'issue finale est quasi écrite. Que d'inerties pendant des mois !

Spectacle pathétique que celui offert par les gouvernements successifs. Ordonnance spéciale, 49.3, négociations avec les partis... on nous a "bien" amusé pendant des mois si ce n'est des années, pour arriver à l'issue logique, compte-tenu du tripartisme parlementaire. Emmanuel Macron avait promis une "clarification politique" en prononçant la dissolution de l'Assemblée Nationale. Et depuis ? Un beau fiasco politique, un pays totalement soumis aux attentes du bon vouloir parlementaire, des Français plongés dans l'anxiété ambiante préférant placer leurs économies , même à des taux totalement inutiles, mais peu importe. La France a fait des dizaines de pas de repli alors même qu'autour de nous, personne ne nous attend, dans ce monde toujours plus confronté à des incertitudes.  

Le Premier Ministre devrait décider d'ici demain si il aura recours au fameux article 49.3 de la constitution, permettant le passage en force, avec le risque que cela engendre en terme de censure. Faute de majorité parlementaire, la case du vote est compromise depuis tellement longtemps, qu'on a du mal à comprendre cet attentisme, mêlé de négociations de bout de ficelle. 

Disons-le clairement, aucun des parlementaires en place, n'a intérêt à voter une censure en l'état actuel du calendrier. Alors pourquoi s'embarquer dans un processus long et fastidieux ? 

Selon d'autres scénarios, le Premier Ministre pourrait s'embarquer dans l'aventure de l'article 47, permettant un projet budgétaire sans passer par le Parlement, et donc sans aucune modification des mesures. 

Reste que quelque soit la décision prise ce jour en Conseil des Ministres, c'est un Premier Ministre désavoué dans sa démarche, dénonçant en son temps le recours au fameux 49.3. 

Quelque soit la décision prise, il faut bien avancer... parce que la France mérite autre chose, et celles et ceux qui s'amusent à jouer avec l'argent du contribuable paieront tôt ou tard un lourd tribut à trop tirer la corde.

Laurent GUILLAUMÉ