Saône Doubs Bresse

Coup de gueule : Trop, c'est trop : nous refusons d'attendre le drame !

Par Karim BOUAKLINE-VENEGAS AL GHARNATI

Publié le 30 Janvier 2026 à 12h30

Coup de gueule : Trop, c'est trop : nous refusons d'attendre le drame !

L'inaction face à des chaudières dangereuses a conduit à une urgence médicale à Mervans. Pour les locataires,trop, c'est trop. Plus de détails avec Info Chalon.

À Mervans, des locataires vivent depuis des années sans chauffage ni eau chaude malgré de nombreux signalements. Une fuite de gaz ayant conduit ce vendredi matin à une hospitalisation d'urgence marque un point de non-retour.

Une des locataires pousse aujourd'hui un cri de détresse pour dénoncer une situation devenue intenable et dangereuse :

J'écris aujourd'hui parce que trop, c’est trop.

J’habite à Mervans, dans une maison divisée en trois logements depuis plusieurs années. Depuis plusieurs années aussi, nous subissons les mêmes problèmes : pas de chauffage, pas d'eau chaude, des chaudières vétustes, dangereuses, signalées encore et encore… sans jamais aucun retour.

Nous avons écrit, relancé, alerté l'OPAC à de multiples reprises. Toujours le silence. Toujours l'inaction. Jusqu'au drame annoncé.
Aujourd'hui, chez ma voisine, c’est l'intervention d'urgence : fuite de gaz due à une chaudière trop ancienne. Résultat : hospitalisation en urgence, pompiers mobilisés, Urgence Gaz sur place. Voilà où mène le mépris. Voilà ce que produit l'irresponsabilité.

Et pendant ce temps-là, nous, les autres locataires, sommes sans chauffage et sans eau chaude. Encore. Comme si c'était normal. Comme si nos vies, notre sécurité, notre dignité n'avaient aucune valeur.

C'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase.

Il y a deux jours à peine, j'avais préparé un courrier recommandé, posé sur ma table, destiné au responsable, à la directrice générale de l'OPAC. J'avais aussi pris la décision de demander une aide juridictionnelle afin d'engager une procédure au tribunal. Non pas par plaisir, mais parce qu'il n'y a plus d'autre choix pour que les choses bougent.

Aujourd’hui, il ne s'agit plus seulement d'inconfort.

Il s'agit de sécurité, de santé, de responsabilité pénale.

Attendre qu'un drame irréversible survienne pour réagir serait criminel.

Avec mes voisins, nous sommes prêts à dénoncer cette situation, publiquement et juridiquement, parce que se taire, désormais, serait être complices.

Nous demandons simplement le minimum : des logements décents, sûrs, chauffés, comme la loi l'exige. Rien de plus. Mais certainement pas moins.

Assez d'être ignorés.
Assez de vivre dans la peur.
Assez de subir.

 

Julie Mangematin