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A Chalon Moguiz et son public empressé n’ont fait qu’un

A Chalon Moguiz et son public empressé n’ont fait qu’un

Tant qu’à faire, autant se rendre compte de visu du pouvoir d’attraction d’un artiste, plutôt que de jubiler stérilement derrière l’écran où, forcément les sensations ne sont pas identiques. Ce fut le cas à Chalon-sur-Saône ce jeudi 29 janvier, dans une salle Marcel-Sembat au maximum de la contenance autorisée.

Des partisans opérationnels du début jusqu’à la fin

Frais émoulu des réseaux sociaux, l’un n’empêchant pas l’autre au demeurant en le faisant persister et signer, le familier sieur Moguiz a franchi un palier supplémentaire au début de l’année 2025, en se jetant à corps perdu dans l’aventure périlleuse de la scène. A l’aide de son premier seul-en-scène répondant à l’appellation Coucou !, « remet-il en jeu son titre » à chaque prestation. A Chalon de suspense il n’y eut point, car d’emblée tout un chacun de trouver ses marques en terrain connu. Rien d’extraordinaire sur le fond, tout bonnement l’ordinaire, mais un ordinaire tellement proche de son peuple que ce dernier ne pouvait qu’abonder sans discontinuer dans son sens. En riant de bon cœur de manière sonore aux railleries, voire pour certain(e)s à s’en décrocher la mâchoire ! Sa vie réexaminée, les populaires personnages féminins perruqués, sa façon très personnelle de se glisser à pas feutrés dans la peau d’un pince-sans-rire ont fait florès, presque avec l’air de ne pas y toucher.

De même qu’une autodérision propre, nette et sans bavure. En 1h15 ses sketchs devaient également voir fondre sur eux nombre de visuels, permettant à l’humoriste prisé des siens de relâcher son étreinte. Chassez le naturel, il est revenu vivement au galop…Sur grand écran photos et vidéos, quelques effets spéciaux, ont effectivement enivré ses courtisans encore un peu plus. Avec même, instant de folie douce, un karaoké géant distillant ses flonflons et taquinant davantage les cordes vocales ! Au vu d’un final, dans la fosse et les gradins, en forme d’ovation debout, le trentenaire parachevait sa démonstration de la plus belle des manières.

                                                                                                         Michel Poiriault

                                                                                                         [email protected]